Un derby landais sans espoir pour les Montois
Étrillés par des Dacquois imperturbables sur le score de 21 à 35, les Montois ont, comme à leur habitude, livré une prestation d’une faiblesse inquiétante dans ce duel fratricide. Le barrage de Nationale se rapproche à grand pas, avec un bilan accablant de 103 points encaissés contre 35 marqués et dix « points terrain » à zéro en seulement deux matchs.
Une défaite historique dans des conditions idéales
Le mercure frôlait les 25 degrés sous un beau soleil printanier, et douze mille personnes, un record depuis deux ans, s’étaient donné rendez-vous pour ce match décisif pour le maintien. Les conditions étaient idéales… mais uniquement pour les Rouge et Blanc de Dax, qui ont déroulé leur jeu en s’adjugeant un bonus offensif mérité.
Pour la cinquième fois en six derbies, les Jaune et Noir de Mont-de-Marsan ont livré une prestation apathique, sans idée, sans énergie, et sans la moindre once de révolte. L’entame avait été fébrile mais volontaire, avec un score à la mi-temps de 16-15 laissant tout à faire. Cependant, les prémices d’une implosion collective commençaient déjà à se faire sentir.
Une équipe en perdition
Avaient-ils réellement conscience qu’ils jouaient leur survie ? En dehors de Laclau – sorti blessé, comme Loustalot – et de De Nardi, aucun joueur n’en a donné le sentiment. Les partants semblent avoir déjà la tête ailleurs, et les restants sont dépourvus de solution. Surtout, pourquoi s’enfermer dans cette stratégie stérile de dépossession et de chandelles hasardeuses face à la meilleure équipe ballon en main du championnat ?
L’apport du banc a été insignifiant, les avants ont encore été ridiculisés dans le jeu au sol, et même en infériorité, l’USD contenait sans difficulté les offensives stériles d’un voisin qui s’est peu à peu écroulé. Comme en témoigne ce cinglant 0-20 dans le deuxième acte jusqu’au dernier essai anecdotique à la 80e minute.
Les réactions et perspectives sombres
« Tout à l’envers ? Je ne suis pas d’accord, rétorque leur coach Clément Briscadieu. On était timoré mais on était dans les clous en première mi-temps. Ce qui est dérangeant, c’est la deuxième, où on s’effondre complètement. » Les Stadistes clamaient leur désir de revanche après l’humiliation de l’aller (68-14), mais ils ont concédé la plus grosse défaite depuis 20 ans dans un derby à Mont-de-Marsan.
Seule éclaircie d’une soirée noire, le sabordage en règle de Béziers contre Provence (30-31). Cela pourrait ne même pas suffire au vu du calendrier des Montois, avec deux déplacements à Grenoble et Colomiers avant la réception d’ambitieux Agenais. Une chose est certaine : en rendant une copie aussi faible, ils ne se sauveront pas. Vendredi soir, ce n’est pas une balle qu’ils se sont tirée dans le pied, mais le chargeur entier.



