Contrôle surprise à Juan-les-Pins : la police « marque les esprits » avant la saison estivale
Contrôle surprise des discothèques à Juan-les-Pins avant l'été

Contrôle surprise à Juan-les-Pins : la police « marque les esprits » avant la saison estivale

Dans la nuit du vendredi 17 avril 2026, une opération policière d'envergure a secoué la station balnéaire de Juan-les-Pins. Deux discothèques emblématiques, le Honey Club et Le Village, ainsi que les abords de la Pinède, ont été la cible d'un contrôle surprise mené par une vingtaine d'effectifs des forces de l'ordre.

Une démonstration de force pour prévenir les tensions

Vers 23h45, une dizaine de véhicules de police ont quitté le commissariat d'Antibes, gyrophares allumés, pour se diriger vers Juan-les-Pins. « L'idée est de marquer les esprits avant l'ouverture de la saison estivale », a expliqué le commissaire François Carron. « Il faut que les commerçants, les gérants, mais aussi le public – souvent composé de lycéens et de jeunes étudiants – sachent que la police est présente. »

Cette opération intervient dans un contexte de tensions précoces cette année. « Nous rencontrons des problèmes tous les week-ends », a précisé le commissaire, évoquant des rixes en sortie de boîte, des personnes ivres qui se battent, ou encore des jeunes qui traînent dans le parc de la Pinède et agressent les passants.

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Deux cents contrôles et des infractions découvertes

Les forces déployées – seize policiers nationaux dont le Groupe de sécurité de proximité de Vallauris, et quatre agents municipaux – ont encerclé le parc avant de procéder à des fouilles corporelles et à l'inspection systématique des cartes d'identité et sacs à main. Un chien de la brigade cynophile a reniflé les fêtards, majoritairement mineurs, à la recherche de stupéfiants.

Malgré l'ampleur du dispositif, la soirée est restée relativement calme : sur près de deux cents contrôles, seulement deux ont donné lieu à un signalement pour possession de substances illicites. « Nous avons pu repérer ceux qui souhaitaient se soustraire au contrôle, ce qui nous a facilité la tâche », a commenté un agent de la brigade anticriminalité en tenue civile.

Les établissements sous le feu des projecteurs

Après la Pinède, les policiers se sont dirigés vers les files d'attente devant les discothèques, provoquant inquiétude et surprise parmi les jeunes fêtards. « Il se passe quoi ? C'est grave ? », s'interrogeait un groupe, tandis qu'un duo venu de Rennes confiait : « L'ambiance reste détendue, mais c'est vrai que c'est un peu surprenant. »

À l'intérieur du Village, la musique a été coupée et les lumières rallumées pour permettre un contrôle administratif approfondi. Les résultats ont été sans appel :

  • Absence de présentation d'au moins dix boissons non alcoolisées
  • Défaut d'affichage de l'interdiction de fumer
  • Défaut d'affichage de l'interdiction de vente d'alcool aux mineurs et de l'ivresse publique
  • Absence de plusieurs documents administratifs requis

« C'est le b.a.-ba », a soupiré le commissaire Carron, visiblement agacé. Le Honey Club s'en est mieux sorti, n'étant épinglé que pour l'absence de softs sur ses étals. Les deux établissements ont écopé de contraventions de 2e classe et leurs gérants seront convoqués au commissariat pour régulariser leur situation.

Une surveillance qui va se poursuivre

Thomas Moulin, gérant du Honey Club, a reconnu ses manquements : « C'est noté, je ferai plus attention la prochaine fois ». L'établissement qu'il dirige est particulièrement surveillé depuis qu'il a repris l'ex-You, où une jeune femme avait été brûlée par des cocktails flambés à l'été 2024.

Marika Roman, adjointe à la sécurité civile et déléguée au quartier de Juan-les-Pins, a insisté sur la continuité de cette politique de contrôle : « La municipalité, comme la police nationale, poursuivront les contrôles inopinés durant toute la saison ». Cette opération s'inscrit dans une stratégie plus large de prévention, alors que Le Village avait déjà subi une fermeture administrative la saison précédente pour « défaillance du système incendie ».

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À travers cette démonstration de force, les autorités entendent envoyer un message clair à l'approche de la saison estivale : la sécurité publique reste une priorité absolue à Juan-les-Pins, et les établissements de nuit devront se conformer strictement à la réglementation en vigueur.