Bordeaux Boxers en Ligue Magnus : la patinoire Mériadeck vibre pour la finale historique
Bordeaux Boxers : Mériadeck vibre pour la finale de Ligue Magnus

Une ambiance électrique à Mériadeck pour les Boxers de Bordeaux

Les guichets étaient fermés à la patinoire Mériadeck ce mardi 14 avril, pour le troisième épisode de la finale de Ligue Magnus opposant les Boxers de Bordeaux aux Brûleurs de loups de Grenoble. Exulter, hurler, jubiler, siffler légèrement… La patinoire s'est transformée en un véritable chaudron de passion hockeyistique.

Un vacarme à fissurer la glace

Des oreilles bourdonnent encore ce mercredi matin. Quelques voix se sont éteintes après cette soirée intense. À chaque but des Boxers, ce mardi 14 avril, un vacarme assourdissant a semblé vouloir fissurer la glace de la patinoire Mériadeck. Un boucan à la mesure du suspense intense (victoire 4-3) et à la hauteur de l'enjeu historique.

Le club de hockey sur glace de Bordeaux court derrière un premier titre en Ligue Magnus, disputé face aux Brûleurs de loups de Grenoble. Une finale fleuve en cinq matchs maximum. À mi-parcours, après la première des deux rencontres disputées dans leur antre, l'avantage revient aux Bordelais.

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« Pour l'instant, c'est le pied. Ne nous enflammons pas, la route est encore longue », déclare Quentin, enrobant son enthousiasme d'une tempérance de circonstance le long de la main courante. Une façade seulement, car il ajoute dans un murmure éraillé : « Au fond, je suis convaincu qu'on va le faire ».

Des supporters dévoués corps et âme

Y croire jusqu'à la fin. Facile pour les 3 312 spectateurs d'une patinoire comble ce soir-là. Moins pour ceux présents depuis le début de saison. « Une dizaine de matchs sans victoire d'entrée de jeu, c'était long », se souvient Lucas, supporter du club Esprit Boxers qui a tout connu : des défaites amères jusqu'à « cette finale inespérée ».

En tout, 44 rencontres de saison régulière, sans compter celles des play-off. Lucas exhibe les paumes calleuses de ses mains : « Les marques des mailloches ». Soixante minutes à taper comme un dément sur son tambour. À l'extérieur, avec ses camarades, il « allume la climatisation ». « On gueule tellement qu'on éteint la patinoire ». Lucas était encore à Grenoble il y a trois jours pour soutenir son équipe.

Le camarade à ses côtés a fait le voyage aussi, après être tombé dans la glace « par inadvertance » il y a quinze ans. Une saison comme invité, puis abonné à vie. « Les Boxers, c'est la famille », confie le colosse au maillot siglé « Kikinox ». Il arrive du Bazadais pour la soutenir : 90 kilomètres aller, autant au retour. « Je ne suis pas tous les déplacements. C'est un budget ». Mais c'est surtout un bonheur inestimable.

Une patinoire unie dans l'émotion

« Une finale, ça ne se loupe pas », estime Sophie. Son compagnon et elle fréquentent Mériadeck « de temps en temps », en voisins. « Avant tout pour l'ambiance, le show à l'américaine », reconnaît la trentenaire. « Mais on se surprend à crier aussi fort que les autres ».

À quelques sièges d'écart, Thibault s'époumone. Sa bière verse au-dessus du rebord en rythme avec les actions. « Je suis presque aussi concentré qu'eux », s'excuse le supporter, « toujours pas rassuré » quand Kaylan Leborgne creuse l'écart à 4-1. « Ça joue encore en face ». La preuve : l'écart se réduit à un point en quelques minutes. La trentaine de bleus et rouges du kop grenoblois exulte alors. « Tiens, ils étaient là eux ? », lance un spectateur surpris.

Vers le quatrième match décisif

Les secondes pèsent des minutes en fin de match. Thibault n'a plus rien à renverser dans son verre lorsque retentit le buzzer de la victoire. « Allez, à demain ! », rappelle-t-il d'un cri puissant. Ne pas oublier : la victoire du soir n'est qu'une étape.

Quatrième match ce mercredi 15 avril, à Mériadeck. Vingt-quatre heures pour réchauffer les cordes vocales, bander les mains, reposer les tympans… et recommencer avec la même ferveur. Les Boxers de Bordeaux n'ont jamais été aussi proches du titre tant convoité, portés par leurs supporters inconditionnels.

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