Vous l'avez peut-être connu avec son documentaire « Holeshot : un virage sur la vie » sur Canal+ ? Axel Allétru est le visage derrière les nombreux challenges #Jepeux sur les réseaux sociaux. Depuis son grave accident lors d'un Grand Prix, cet ancien pilote de motocross professionnel reconstruit sa vie à travers le sport.
À 20 Minutes, il raconte son parcours rythmé par le dépassement de soi et la résilience.
Comment avez-vous vécu votre accident ? Est-ce que vous imaginiez encore continuer le sport ?
Au début, ça a été un énorme choc. Quand on vous annonce à 20 ans que vous ne remarcherez sûrement plus, forcément le monde s'écroule un peu. Mais assez vite, le sport est revenu dans ma tête parce que c'était ce qui me faisait vibrer depuis toujours. Il m'a surtout aidé mentalement à garder un objectif et à avancer.
Quel a été le déclic principal pour croire encore en vous ?
Je pense que c'est un mélange des deux. Il y avait la passion du sport, bien sûr, mais aussi cette envie de ne pas subir ma vie et de montrer qu'on peut encore accomplir des choses malgré un handicap.
Avez-vous fait face à des obstacles ou des envies d'abandon ?
Oui forcément. Il y a eu des moments compliqués, des périodes de doute, de fatigue mentale. Ce qui m'a aidé, c'est d'avancer étape par étape sans regarder trop loin. Se concentrer sur le prochain objectif, même petit.
Pensez-vous vraiment que tout le monde « peut » tout faire ?
Non, je ne pense pas que tout le monde puisse tout faire, et ce n'est pas grave. On a tous des capacités, des limites et des histoires différentes. Le plus important, c'est surtout de progresser par rapport à soi-même. Je pense qu'il faut savoir écouter son corps et rester lucide. Vouloir progresser, c'est positif, mais ça ne doit pas devenir une obsession au détriment de sa santé ou de son équilibre.
D'où est venue l'idée du challenge « Je Peux » ?
L'idée est venue naturellement avec mon parcours. À force d'entendre « c'est impossible », j'avais envie de montrer qu'on peut souvent faire plus qu'on ne le pense. « Peux », pour moi, ce n'est pas dire qu'on peut tout faire, c'est surtout dire qu'il faut oser essayer.
Pour 2026, pourquoi avoir choisi le défi du triathlon ?
Parce que le triathlon est une discipline très complète et symbolique pour moi. La natation a joué un rôle énorme dans ma reconstruction, le vélo représente la liberté, et la course reste un gros défi personnel. C'est un projet qui me motive énormément.



