Une défaite coûteuse pour Nîmes en terre dijonnaise
L'Usam Nîmes a essuyé une défaite 28-25 sur le parquet de Dijon, vendredi soir, lors de la 22e journée de Starligue. Ce revers inattendu face à la lanterne rouge du championnat relance sérieusement les espoirs de maintien du promu bourguignon, tandis que les Nîmois voient leurs ambitions européennes s'éloigner dangereusement.
Un match piège qui tourne au cauchemar
Le pivot Hugo Kamtchop-Baril a terminé avec un parfait 3 sur 3 en attaque, mais cette performance individuelle n'a pas suffi à éviter la chute collective. David Degouy, l'entraîneur nîmois, n'a pas caché sa déception : "On ne prend que 28 buts, mais on n'en marque que 25. Certes, on fait fructifier nos gros temps forts défensifs, avec Wes qui fait un très bon travail, mais on a trop d'immanquables à six mètres."
Le gardien Wesley Pardin a pourtant réalisé une performance remarquable avec 31% d'arrêts (10 sur 32), mais l'efficacité offensive n'a pas été au rendez-vous. Cette défaite intervient seulement sept jours après un match serré contre le PSG (défaite 33-34 au Parnasse), montrant une certaine fragilité mentale de l'équipe gardoise.
Un championnat de handball toujours aussi imprévisible
La défaite nîmoise s'inscrit dans une soirée folle de Starligue où plusieurs favoris ont également trébuché :
- Toulouse battu 33-32 à Chartres
- Le Montpellier Handball défait 36-35 à Tremblay
- Limoges surpris 28-30 à domicile par Cesson
"Notre championnat est fou", confirme David Degouy, dont l'équipe semble effectivement marcher sur la tête en déplacement, avec seulement 1 point engrangé sur 20 possibles à l'extérieur cette saison.
Une saison qui se joue en onze jours cruciaux
Avec cette cinquième défaite consécutive en championnat, Nîmes reste scotché à la 11e place avec 17 points. La situation devient critique à l'approche de deux rendez-vous décisifs au Parnasse :
- Vendredi prochain face à Aix en D1, pour garder un infime espoir de qualification européenne via le championnat
- Mercredi 15 avril en demi-finale de Coupe de France contre Nantes
Le technicien nîmois tente de recentrer ses troupes : "Ce sont deux compétitions distinctes. Le match dont il faut s'occuper aujourd'hui, c'est Aix. Il faut déjà battre Aix avant de penser à la Coupe."
Dijon, quant à lui, se réveille lundi matin à la 15e place, toujours relégable mais désormais revigoré par cette victoire inespérée contre un demi-finaliste de Coupe de France. Les Nîmois, eux, devront rapidement retrouver leur jeu et leur efficacité s'ils veulent sauver une saison qui menace de leur échapper complètement.



