Johannes Marescot, le capitaine atypique du Saint-Raphaël Var handball
Johannes Marescot, capitaine atypique du SRVHB

Johannes Marescot, le capitaine sans brassard du Saint-Raphaël Var handball

Ce dimanche après-midi, à 17 heures, le Saint-Raphaël Var handball affronte Chambéry Savoie Handball dans un match crucial pour la course aux places européennes. Pour Johannes Marescot, pivot raphaëlois de 32 ans, cette rencontre revêt une signification particulière puisqu'il retrouve son club formateur, où il a évolué de 2015 à 2020.

Un leader naturel nommé capitaine

Nommé capitaine du SRVHB au début de la saison dernière, succédant ainsi à Adrien Dipanda, Johannes Marescot incarne un leadership discret mais efficace. Pierre Paturel, ancien coéquipier à Chambéry, souligne : « Je n'ai pas été étonné quand il a été nommé capitaine. C'est un leader. Il montre l'exemple avec l'intensité qu'il met. Il a un fort caractère et un esprit de combattant. »

Marescot explique sa philosophie : « Le brassard, c'est la vitrine. Il faut être le bon exemple. C'est la première fois que je suis capitaine chez les professionnels. Je suis fier de représenter cette équipe. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un capitanat collectif et authentique

Contrairement à une approche traditionnelle, le capitaine du SRVHB privilégie un leadership partagé : « On a décidé d'un commun accord que ce soit “collectif” avec plusieurs joueurs parce que ce n'est pas un rôle évident. Les entraîneurs ont choisi certains coéquipiers pour m'épauler. »

Il insiste sur son authenticité : « Je ne veux pas me forcer à faire certaines choses. Je reste qui je suis, avec mes qualités, mes défauts et ma grande gueule de temps en temps. Si je fais ça, c'est pour motiver les troupes. »

La gestion du groupe et des relations

Marescot détaille sa méthode pour maintenir la cohésion :

  • Motivation : « Je veux que tout le monde dise que Saint-Raph' s'est battu jusqu'au bout, peu importe le résultat. »
  • Cohésion : « J'essaye de voir quand quelqu'un se sent un peu moins bien, aller lui parler. On essaye d'aller boire un coup, un café ou faire une activité tous ensemble. »
  • Tensions : « C'est important d'avoir des engueulades. C'est comme dans une famille. C'est bien de temps en temps pour repartir sur une base neuve. »

Le brassard : un symbole plus qu'une contrainte

Particularité notable, Johannes Marescot ne porte le brassard de capitaine que lors de l'entrée sur le terrain : « Au poste où je suis, je serai tout le temps en train de le remonter. J'ai demandé si c'était obligatoire de porter le brassard pendant le match. On m'a répondu que non. Donc, je l'enlève avant d'entrer en jeu. »

Cette approche reflète sa vision pragmatique du leadership, où l'action prime sur les symboles. Alors que son équipe se prépare pour le choc contre Chambéry, Marescot reste concentré sur l'essentiel : « J'ai envie de continuer de motiver les troupes. Et d'y goûter à nouveau la saison prochaine. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale