Kimi Antonelli (Mercedes) a parachevé sa démonstration en remportant de main de maître un Grand Prix de Monaco mouvementé, tandis que Charles Leclerc (Ferrari) est resté bredouille. Impressionnant d’aisance d’un bout à l’autre de la course monégasque, interrompue durant une quarantaine de minutes ce dimanche, le jeune pilote italien a converti sa pole position en victoire avec maestria, devançant Lewis Hamilton et Isack Hadjar. Alors que le podium lui tendait les bras, l’enfant du pays est parti à la faute en fin de course.
Verstappen en panne dès le départ
Le petit prodige italien se savait très attendu à l’instant du départ après ses quelques décollages cafouillés en début de saison. Cette fois, rien à signaler. La Flèche d’Argent frappée du numéro 12 vire en tête dans le goulet de Sainte-Dévote. Max Verstappen, le voisin de grille, en revanche, reste scotché sur place, au volant d’une Red Bull dont le moteur se retrouve subitement dépourvu de puissance. Le champion néerlandais n’ira guère plus loin : un petit tour et puis s’en va.
C’est donc aux deux Ferrari de mener la chasse. Mais Lewis Hamilton, deuxième, et Charles Leclerc, troisième, voient le leader s’envoler irrésistiblement. Tandis que son coéquipier George Russell se chamaille avec Isack Hadjar pour la 5e place, Antonelli imprime un rythme d’enfer, empilant les meilleurs tours. Une fois négociée la séquence des passages au stand afin de remplacer les pneus « médiums » par des « durs », l’homme fort du printemps compte plus de 20 secondes d’avance. Un gouffre !
Hadjar sur le podium
Seule une bourde peut alors l’empêcher de concrétiser. Ou un coup de théâtre comme le drapeau rouge brandi au 68e tour après les crashs successifs de Lance Stroll et Charles Leclerc dans les rails du virage Antony-Noghès. Stupeur puissance 2 ! D’abord, Charles de Monaco, fâché avec ses freins depuis le début du week-end, perd un podium et des gros points qui lui tendaient les bras. Et puis l’épreuve est interrompue pour inspecter un patch d’asphalte qui se dégrade sous l’effet de la chaleur dans ce même virage.
Au bout d’une quarantaine de minutes, retour en piste pour boucler la distance. La pression est maximale sur les épaules du leader lors du second départ arrêté… Stop ou encore ? Encore et toujours ! Celui-ci fait le job et achève sa démonstration magistrale en signant un meilleur tour de plus. Fortissimo !
Derrière, Lewis Hamilton s’offre une nouvelle 2e place, quinze jours après celle décrochée en terre québécoise. Et c’est le coéquipier français de Verstappen, Isack Hadjar, bien que contraint de composer avec un problème moteur, qui s’invite sur la petite marche du podium.



