Yannick Bru : « On garde les pieds sur terre » après le doublé de l'UBB
Yannick Bru : « On garde les pieds sur terre » après le doublé

Le manager de l’Union Bordeaux-Bègles, Yannick Bru, a exprimé sa fierté après la victoire éclatante de son équipe en finale de Champions Cup face au Leinster (19-41). Ce deuxième trophée consécutif confirme la solidité du club, même si Bru tempère les ardeurs : « On passe d’un invité surprise à quelqu’un qui confirme sa solidité à ce niveau. Je ne dis pas qu’on est rentrés dans la cour des très grands, on reste loin du Leinster qui a quatre trophées et X participations à la finale. On garde les pieds sur terre. »

Une saison européenne exceptionnelle

Bru a salué le professionnalisme de ses joueurs tout au long de la campagne, de Pretoria jusqu’à la finale. « Les efforts de tout le groupe, de l’ensemble du club… On a tout mieux géré que l’année dernière. En poule, ou en phase finale, à tous points de vue cette campagne européenne nous rend très fiers. Je pense que les joueurs ne referont jamais un parcours comme ça, c’est quasiment impossible de mettre autant d’intensité, mais peut-être qu’ils me feront mentir. »

Une première période quasi parfaite

Le manager a souligné la qualité de la première période, qu’il qualifie de « meilleure mi-temps de la saison ». « Cette semaine, on avait parlé d’essayer de faire un match parfait. On savait que les efforts et les connexions entre les joueurs étaient importants face à une équipe qui propose un jeu très structuré. Dans les duels aériens, le travail au sol, la qualité défensive, les efforts ont été magnifiques. Et comme souvent quand on fait ces efforts, on a les bons rebonds, le coup de pouce du destin. On est un peu chanceux. »

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L’irrégularité en Top 14 expliquée

Interrogé sur les contre-performances en championnat, Bru a évoqué la difficulté de gérer les différentes compétitions. « Imaginez que vous devez écrire l’article de votre vie dans une semaine, l’article d’après est plus difficile car vous avez donné énormément de vous-même. Les joueurs ne sont pas des robots. À l’UBB, on a une saison de Top 14, une saison de Champions Cup et une saison internationale. En Champions Cup, on met notre équipe type. Je sais que ça nous a sauté plusieurs fois à la figure cette saison. Quand tu joues Perpignan avant un combat de boxe contre le Leinster, c’est humain de garder des ressources. C’est l’histoire de notre saison. En plus, on a eu des joueurs très importants blessés. On va bien célébrer ça et j’ai hâte qu’on montre notre vrai visage en Top 14. J’espère que le destin va un peu nous aider car c’est mal engagé. »

Louis Bielle-Biarrey, un talent précoce

Élu meilleur joueur de la compétition, Louis Bielle-Biarrey ne cesse d’impressionner. « Là où il nous étonne, c’est dans sa capacité à écouter les conseils et à les mettre en application. C’est la marque des champions. C’est une éponge, il écoute, il progresse. Il n’a pas perdu un duel aérien. On savait que Gibson-Park allait nous arroser. C’est toujours difficile de sortir un mec d’une performance collective. Après, il va très vite, il est intelligent, il est beau gosse, il est diplômé… Il va finir ministre des Sports (sourire). »

Les réactions côté Leinster

Leo Cullen, directeur du rugby du Leinster, a exprimé sa frustration : « On a joué dans une ambiance incroyable, on a vu le nombre de fans du Leinster pour accompagner notre car et dans le stade. Mais à l’arrivée, il y a une grosse frustration et une grosse déception. On a eu beaucoup d’opportunités de marquer, on a gagné du territoire et des possessions, mais nous n’avons pas été assez chirurgicaux, contrairement à Bordeaux qui a été tellement bon en première période. On a payé cash toutes nos erreurs. On savait que nous étions les outsiders dans cette finale et ils ont été meilleurs que nous aujourd’hui (samedi). Je sais qu’il y a un gros écart au score mais on n’est pas si loin que ça. Maintenant, il faut basculer sur l’URC où on a un quart de finale à préparer. »

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Caelan Doris, capitaine du Leinster, a pointé les problèmes défensifs : « On a eu un problème au niveau des plaquages. On avait analysé cette équipe de Bordeaux, les ballons qu’elle joue rapidement, mais on ne peut rien faire si on n’est pas bons dans les plaquages. Ils ont imprimé un gros rythme et on est tombés dans une spirale qui allait contre nous. On a bien eu quelques opportunités, mais on n’était pas assez forts dans les contacts. On aura une autre occasion de gagner un trophée en URC. »