Kyllian Villeminot en grande forme avant le Final 4 de la Ligue européenne
Villeminot en grande forme avant le Final 4

Blessé l’an passé à la même époque, Kyllian Villeminot sera cette fois sur le terrain, samedi 30 mai, pour la demi-finale de Ligue européenne face à Kiel. Le joueur de Montpellier se dit en grande forme et prêt à en découdre.

Paris champion de France : les réactions de Villeminot

Paris est à nouveau champion de France depuis jeudi. Qu’est-ce que ça vous inspire ? « C’était très serré. Le PSG mérite sa victoire même si Nantes a réalisé un énorme championnat. Ça s’est joué à rien. Félicitations à Paris. J’espère que la saison prochaine ça changera un petit peu. Les Parisiens sont en train de nous rattraper au niveau du nombre des trophées (13 titres contre 14 au MHB). Pour Montpellier, c’est plus dur. »

Qualification pour la Ligue des champions en suspens

Vous n’êtes pas encore qualifiés pour la Ligue des champions ? « C’est compliqué. Après il nous reste encore deux matches à domicile qu’il faut gagner à tout prix en espérant, dans le même temps, un succès de Nantes face à Limoges lors de la dernière journée. Ce qui nous permettrait de repasser à la troisième place. On n’a plus notre destin en main. La défaite à Saint-Raphaël nous a fait mal à la tête, mais on n’a pas le temps de gamberger car ce week-end il y a la Coupe d’Europe, le Final 4. Il faut vite passer à autre chose, comme après la victoire en Coupe de France. »

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État de forme et état d’esprit

Montpellier enchaîne les matches tous les trois jours. Dans quel état physique et mental se trouve l’équipe ? Comment vous sentez-vous à titre personnel ? « Pour ma part, physiquement, ça va très bien. Je ne me suis jamais senti aussi bien. Mentalement aussi, ça va bien. J’ai douté au milieu de la saison avec très peu de temps de jeu, pas beaucoup de responsabilités. Là, je recommence à en avoir, donc ça va beaucoup mieux. Je sais qu’on va avoir besoin de moi. Je me tiens prêt. En ce qui concerne l’équipe, on arrive à la fin, les physiques sont bien entamés, mentalement c’est compliqué. À ce moment-là de la saison, on ne réfléchit plus. Il nous reste quatre matches, quatre finales. On se doit de jouer à 100 %, de ne plus penser à rien et de jouer à fond. Voilà tout. »

Un retour après une blessure grave

L’an passé à la même époque, vous étiez en tribunes, blessé, après une nouvelle rupture du tendon d’Achille (la deuxième). Cette fois vous serez acteur de l’événement. Ça change la vie… « C’est clair, l’année dernière j’ai vécu la finale de Coupe de France dans les tribunes, puis j’ai enchaîné avec le Final 4 dans les tribunes… C’était rageant. À l’époque, j’espérais juste pouvoir revivre très vite ces moments depuis le terrain. Là, je suis le plus heureux des hommes. Maintenant, c’est à moi de jouer, d’apporter et d’essayer de faire gagner l’équipe. »

Souvenirs des Final 4 et clé du match contre Kiel

Un Final 4, c’est toujours un week-end particulier. Quels souvenirs gardez-vous de ceux que vous avez déjà vécus (2018, 2023) ? « C’est particulier. Deux matches en deux jours… Il y a la pression médiatique, la pression des équipes, celle des supporters. C’est un moment qu’il faut le vivre à fond, à 100 %, car on n’est pas sûr de le revivre encore une fois dans sa carrière. Après, on sait que ça va être compliqué avec trois équipes allemandes, comme l’année dernière, mais on aura notre chance, on sera prêt. On connaît cette équipe (Kiel) par cœur. Chaque année, on la joue. La saison dernière, on avait réalisé l’exploit (de se qualifier, 31-32). Pourquoi pas le refaire ? »

Quelle sera la clé de cette demi-finale face à Kiel, samedi 30 mai à 12 h 30 ? « Il faudra surtout rester à 100 % tout le match, être concentrés, monter tous les ballons. C’est une équipe avec des joueurs très costauds, il faudra les faire courir et bien sûr marquer des buts. En face il y a deux gros gardiens (Ndlr : l’Allemand Andreas Wolf et l’Espagnol Gonzalo Perez de Vargas). Sur une heure, sur un match, tout peut arriver. On est les petits Français, on n’a rien à perdre. »

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Un avenir en Allemagne ?

Beaucoup de joueurs français s’apprêtent à aller en Allemagne (Minne, Bolzinger…). Est-ce que ce championnat pourrait vous intéresser vous aussi ? « Petit, mon rêve était de jouer et de faire ma place à Montpellier. C’est fait. Mais je regardais aussi le championnat allemand, une compétition très relevée, avec les meilleurs joueurs du monde. Bien sûr que j’aimerais aussi jouer en Allemagne. »