Valentin Welsch, le « buffle » du MHR, impressionne par son mental d'acier
Valentin Welsch, le buffle du MHR, impressionne

Le jeune pilier du Montpellier Hérault Rugby, Valentin Welsch (23 ans), capable d'évoluer à gauche comme à droite, est l'une des belles surprises de l'effectif montpelliérain. Il aura de nouveau du temps de jeu ce samedi 9 mai (16h35) contre Montauban, lors de la 23e journée de Top 14.

Un parcours atypique

Comme tous les managers, Joan Caudullo a ses mots fétiches. Ces derniers temps, quand il évoque la qualité de la formation montpelliéraine, particulièrement sollicitée ces dernières semaines en raison de l'enchaînement des matches, le boss du MHR rabâche régulièrement un nom : Valentin Welsch. « Parlez de lui, il le mérite. C'est un mec qui est passé sous les radars chez les jeunes. Mais nous, on a cru en lui. Aujourd'hui, il a le niveau », insiste-t-il.

Le parcours du garçon vaut le détour. Prêté à Aurillac, en Pro D2, la saison dernière (14 feuilles de match), le pilier étonne par son adaptation au plus haut niveau en seulement quelques mois. « C'est un buffle », décrit son capitaine, Lenni Nouchi.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des débuts difficiles

Pourtant, celui qui a découvert le rugby à Arles aurait pu baisser les bras plus d'une fois. Damien Florio, actuel patron du centre de formation du MHR, a découvert le garçon quand il avait 15 ans. « À cette époque, j'étais responsable du pôle jeune à Nîmes. Je vois Valentin arriver en cadet. Il jouait d'abord deuxième ou troisième ligne. Il avait un super pouvoir : sa force physique, sa faculté à gagner les collisions. Et surtout, son mental de fou », raconte Damien.

Face à ce potentiel, le joueur part faire un essai à Montpellier, en crabos. Les coaches le replacent au talon. La reconversion n'est pas concluante à 100 %. Son point faible : le lancer en touche. En espoir, son avenir interroge. Joan Caudullo et Gaëlle Mignot, en charge du centre de formation à l'époque, cherchent une solution. Pourquoi pas une reconversion en pilier ? Après tout, à 18 ans, Valentin soulève 190 kg au squat…

Une progression constante

Entre-temps, Damien Florio est passé manager de Châteaurenard, en Fédérale 1, un club dans lequel a évolué le père de Valentin Welsch. « Joan me demande si je peux le prendre en double licence. Il fait cinq matches avec nous, à 18 ans, en Fédérale 1. C'était dur, notamment en mêlée », se souvient Damien. Malgré la difficulté, le gamin progresse. Il est prêté ensuite à Aurillac, en Pro D2. Pareil, la tâche est relevée. Le temps de jeu n'est pas très élevé, mais il s'accroche. « C'est un sacré bosseur. Il n'a jamais baissé les bras malgré les remarques. »

Face à ce tempérament, Caudullo décide de lui donner une chance en Top 14 et en Challenge. Un pari. « Aujourd'hui, il a compris les attentes du haut niveau. Il a fait tout ce qu'il fallait pour jouer à ce niveau. Et il a encore une marge de progression », assure Damien. « Et cerise sur le gâteau, il est Français et peut jouer pilier gauche ou pilier droit. Un plus pour lui et les entraîneurs. »

Des trajectoires comme le sport de haut niveau aime en créer.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale