Après sa victoire plus que poussive face à Perpignan (37-32), l'Union Bordeaux-Bègles peut maintenant mettre le Top 14 entre parenthèses et se projeter pleinement sur la finale de Champions Cup samedi à Bilbao. Si l'Union Bordeaux-Bègles s'est relancée dans la course à la qualification en Top 14 (5e avec 3 points d'avance sur le 7e), ses victoires sur le fil à Bayonne (38-40) et face à Perpignan (37-23) ne sont pas la meilleure manière de prendre confiance avant la finale de Champions Cup face au Leinster samedi prochain du côté de Bilbao.
Des cadres en forme malgré des performances en demi-teinte
Une chose est sûre, ses cadres, qui ont à chaque fois pesé en seconde période pour renverser la vapeur sur les deux dernières sorties, sont en forme. Le grand rendez-vous de San Mamés occupe forcément l'esprit des Bordelais depuis quelques semaines. « Personne ne triche vraiment, mais personne n'avait coché le match de Perpignan comme objectif prioritaire, explique Christophe Laussucq, l'entraîneur en charge de la défense. Tout le monde a la tête à Bilbao, les joueurs n'ont pas envie de se blesser. C'est normal à une semaine d'une finale, donc on met un peu moins d'engagement, on met un peu moins de vitesse sur notre montée défensive. Du coup on rate des plaquages, on est franchi, puis c'est pareil offensivement… Les joueurs sont tournés vers cette Coupe d'Europe depuis les phases finales et quelque part, c'est humain. »
« Je ne suis pas inquiet »
La saison dernière, l'UBB avait réussi à accélérer sur les matchs qui précèdent les grands rendez-vous. Cette année, force est de constater qu'elle n'est pas pleinement mobilisée, à l'image de ses défaites à domicile face à Pau (39-17) et Montpellier (21-23) qu'elle traîne encore comme un boulet. Mais cela ne l'avait pas empêché de rebondir face à Toulouse (44-20) en championnat et face à Bath (38-26) en demi-finale de Champions Cup. Parviendra-t-elle à relever la tête à nouveau samedi prochain ? « Je ne suis pas inquiet », répond Christophe Laussucq.
Cette victoire en demi-teinte face à l'Usap semble amener plus de frustration que de doutes avant d'affronter le Leinster. « Des fois il faut savoir se dire que comptablement, ce n'est pas si mal, témoigne le capitaine Jefferson Poirot. On s'est reclassé en Top 14 alors qu'on était vraiment en grand danger avant d'aller à Bayonne. Il n'y a pas de note artistique, il n'y a que des points au championnat. On va aller pouvoir glaner un deuxième titre, ce qui n'a pas été le cas pour le club par le passé et ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'équipes en Top 14 et en Europe. »
Ce match face à Perpignan est à oublier au plus vite. Les Bordelais peuvent maintenant se concentrer pleinement sur le Leinster, leur prochain adversaire. « Vu qu'on n'avait pas de marge en championnat, on a très peu parlé du Leinster finalement, explique Jefferson Poirot. C'est presque une équipe qu'on va découvrir car on n'a pas eu le confort de pouvoir regarder ce qu'ils font et commencer à travailler sur eux. On va vraiment se projeter directement sur la finale, je crois que le Top 14, il faut le mettre de côté pour l'instant, et puis vivre ces moments à fond. »



