Le Toulon métropole futsal (TMF) a bouclé sa saison 2025-2026 de D1 à la 5e place, manquant les play-offs en raison d'un goal-average particulier. Avec 50 buts marqués (pire attaque du championnat) mais seulement 42 encaissés (meilleure défense), le club varois affiche un bilan contrasté. L'entraîneur Sergueï Padalinski, qui a prolongé son contrat pour une quatrième saison, décrypte ces chiffres et les axes d'amélioration.
50 buts inscrits : une faiblesse offensive historique
Toulon n'avait pas marqué aussi peu depuis quinze ans en D1. Seuls Nice et Kingersheim ont fait moins bien. Padalinski relativise : « Caio et Nito ont été blessés en début de saison, Ordoñez et Villaverde marquent beaucoup... à l'entraînement. La finition n'était pas notre point fort. » Il lie cette inefficacité au style de jeu : « On n'a pas beaucoup pressé, pas pris de risque inutile et souvent, un ou deux buts nous ont suffi. »
40 passes décisives : l'harmonie collective
Sur les 50 buts, 40 ont été précédés d'une passe décisive, signe d'un collectif soudé. « On a beaucoup travaillé l'attaque de position, avec des mouvements sans ballon et des combinaisons, un style propre à l'Europe de l'Est », explique le technicien biélorusse. Il salue la métamorphose de Pupa, 40 ans, devenu « le meilleur joueur sans ballon » et meilleur buteur du club (12 réalisations, son plus haut total depuis huit ans).
42 buts encaissés : une défense de fer
Avec 2,1 buts encaissés par match, Toulon possède la meilleure défense de D1, un record sur quatre ans. « C'est la clé, insiste Padalinski. Le championnat est devenu beaucoup plus tactique. » Le gardien Jesus Quiles a réalisé quatre clean sheets en 2026, mais le coach souligne l'effort collectif : « L'équipe l'a beaucoup aidé, il n'a pas eu à faire quinze arrêts décisifs par match. »
32 points sur 36 face aux équipes de bas de tableau
Face aux clubs classés de la 6e à la 11e place, Toulon a engrangé 32 points sur 36 possibles (10 victoires, 2 nuls). « Il faut battre toutes celles qui sont derrière nous, c'est de la discipline », rappelle Padalinski. En revanche, contre le top 4, le bilan est lourd : 1 victoire pour 7 défaites. « Hormis Laval, tous les gros ont perdu des points à un moment donné », relativise-t-il.
2 000 spectateurs : le point d'orgue de la saison
La demi-finale de Coupe nationale contre Laval (2-1) a attiré près de 2 000 spectateurs au palais des sports, une affluence inédite depuis la finale de 2019. « C'est le plus beau souvenir, confie Padalinski. Mon rêve, c'est de jouer chaque rencontre à domicile avec des tribunes comme ça. » Ce match a aussi été le seul où l'effectif était complet, ce qui laisse des regrets : « Si on n'avait pas eu autant de blessés ou suspendus, on aurait sans doute fait mieux. »
Stabilité et ambitions pour la saison prochaine
Pour sa 16e saison consécutive en D1, Toulon mise sur la continuité. Les cadres Pupa et Nito (15 buts et 13 passes décisives à eux deux) entament leur dixième et dernière année sous le maillot rouge et noir. Quatre autres joueurs ont prolongé : Ordoñez, Pasquier, Villaverde et Gustavo. Trois recrues sont déjà actées : le gardien Alvaro Carrion Tejedor (24 ans, en provenance d'El Pozo Murcia), et les buteurs Simon Luc-Mkhamma et Alexis Dubois. Le club cherche encore un pivot fixe pour suppléer Caio. « L'objectif sera de faire au moins aussi bien que cette saison, en se mettant à l'abri vite pour viser le top 4 », conclut Padalinski.



