Une journée de galère pour les supporters de l'AS Cannes
Les supporters de l'AS Cannes ne décolèrent pas après avoir été empêchés d'assister au match contre Nîmes. Partis confiants après la levée d'un arrêté préfectoral, 200 supporters ont été bloqués sur une aire d'autoroute puis contraints de faire demi-tour, sans jamais pouvoir assister à la rencontre.
Un départ sous de bons auspices
Tout a commencé aux alentours de 13h30, lorsque les quatre bus affrétés par le club ont quitté le stade Pierre-de-Coubertin de Cannes-la-Bocca. Malgré une légère incertitude, les supporters étaient confiants. La Fédération française de football (FFF) leur avait assuré qu'ils pourraient entrer dans le stade. L'ambiance était à la fête, avec des chants et une excitation palpable.
Un comité d'accueil inattendu
Vers 17h, à l'approche de Nîmes, le climat a changé. Les bus ont été escortés par une vingtaine de gendarmes jusqu'à une aire d'autoroute où des CRS les attendaient, avec un chien policier. Là, une commissaire leur a annoncé qu'ils n'étaient pas autorisés à entrer dans le stade. Un nouvel arrêté préfectoral imposait désormais de posséder un billet, mais ces billets devaient leur être remis à l'arrivée par le club de Nîmes. Les supporters ont rapidement appris que la tribune qui leur était réservée se remplissait de supporters nîmois, leurs places ayant été revendues.
Un demi-tour forcé
À 18h, la situation s'est figée. La commissaire leur a demandé de partir, sur instruction du directeur départemental de la police. Les supporters ont dû faire demi-tour, sans avoir pu voir le match. Le retour a été marqué par un silence lourd et une colère contenue. Au total, quatre heures de bus supplémentaires.
Une question sans réponse
Les joueurs de l'AS Cannes, conscients du calvaire de leurs fans, portaient un t-shirt arborant le logo de l'association Cannes 1902 lors de leur entrée sur la pelouse. Au bout du compte, une question persiste : pourquoi les supporters cannois ont-ils été traités de la sorte ? Ils ont reçu beaucoup de soutiens, même de la part des supporters nîmois, mais personne n'a compris cette journée de galère.



