L'arrière agenais insiste sur l'importance, dans la construction et le vécu du groupe, de disputer un match couperet comme celui de ce vendredi (21 heures) à Oyonnax.
Un match décisif pour la suite
Interrogé sur la sensation du groupe avant cette rencontre cruciale, le joueur confie : « Je trouve que l'équipe réagit bien. On se rend compte de l'opportunité qu'on a d'entretenir l'espoir d'accrocher le top 6. On sent que c'est un match couperet. De toute façon, c'est notre dernière chance. On ne peut pas dire le contraire : si on perd, c'est fini ; si on gagne, on est encore dans la course. »
Il ajoute : « Les gars en ont conscience, le staff aussi. On a fait une bonne semaine, on s'est bien préparé. On va y aller avec notre énergie et jouer pleinement notre jeu. Tout le monde sait que si on perd, c'est fini. On va jouer notre carte à fond et on verra ce qu'il se passera… »
L'adversaire : Oyonnax, une équipe complète
À propos d'Oyonnax, dont la solidité devant est vantée, le joueur nuance : « C'est pas mal derrière aussi ! C'est une équipe très complète. Quand tu es dans les six premiers au bout de 27 journées, c'est que tu mérites d'y être et que tu as une équipe sans grande faiblesse. Ils sont très forts devant, mais aussi très cliniques sur les ballons hauts. D'ailleurs, c'est ce qui nous avait fait mal au match aller (23-27). Ils ont une équipe hyper équilibrée, que ce soit devant ou derrière. C'était compliqué de leur trouver des faiblesses. »
La préparation : se concentrer sur soi-même
Sur les points travaillés durant la préparation, il explique : « On est resté dans notre ligne directrice, on s'est focalisé beaucoup sur nous. On a travaillé sur Oyonnax, bien sûr, pour essayer d'être performant là-bas. Mais on s'est focalisé sur ce qu'on peut faire. Les matchs qu'on n'a pas gagnés, c'est aussi parce qu'on avait essayé de se mettre dans un schéma qui ne nous convient pas parfaitement. Alors que ceux qu'on a réussi à gagner, on jouait notre jeu, quitte à avoir du déchet. Mais quand tu veux te qualifier, il faut savoir faire du jeu sous pression, du jeu avec ballon, du jeu sans ballon… Toutes les équipes nous connaissent maintenant, elles savent qu'on joue beaucoup. Il va donc falloir qu'on arrive aussi à inverser la pression. »
Il rappelle : « C'est notre dernière chance. Si on perd, c'est fini ; si on gagne, on est encore dans la course. »
La pression : un avantage pour Agen ?
Interrogé sur la pression, il estime qu'elle pèse davantage sur Oyonnax : « Comme ce type de match est nouveau pour la majorité des joueurs, c'est sûr qu'on n'a pas une énorme pression sur les épaules. On ne va pas se mentir, au début de la saison, il n'y a pas beaucoup de personnes qui auraient misé sur nous pour jouer la qualification jusqu'à la fin. Donc c'est plus Oyonnax qui a la pression que nous. Mais on a quand même cette envie de compétition. On y est, on est encore dans la course au top 6, et on a forcément envie de gagner ce type de match. Ça fait deux ans que c'est très compliqué pour le SUA. Il y a tellement de positivité sur cette saison qu'on essaie de penser à ce match et rien d'autre. On sait que plus on va coller au score, mieux ça sera. »
Un match fondateur pour l'avenir
Enfin, il évoque l'importance de ce match au-delà du résultat : « C'est important pour la construction d'un groupe d'être performant dès la première saison. Ce qui est le cas. Si on arrête la saison aujourd'hui, je pense qu'on peut dire qu'elle est correcte. Elle n'est pas forcément réussie, parce qu'on a toujours envie de plus. Mais c'est important de jouer ce type de rencontre, parce que c'est comme un match de phases finales. C'est presque un 8e sans en être un, parce que même si tu gagnes là-bas, tu n'es pas assuré d'être qualifié. Mais si tu perds, ta saison est terminée. C'est important de connaître ce genre de match sous pression et de se mesurer à une des meilleures équipes du championnat, qui prétend à aller en Top 14. »



