Stabilité et ADN montpelliérain : la recette du MHR avant la finale de Challenge
Stabilité et ADN montpelliérain : la recette du MHR

La stabilité, clé de la réussite du MHR

Les mois passent et le staff actuel du Montpellier Hérault Rugby, piloté par Joan Caudullo, trouve toujours plus ses marques. Leur fonctionnement pourrait être récompensé dès la deuxième saison avec une finale à jouer, ce vendredi 22 mai, contre l'Ulster. Ça faisait bien longtemps que la salle de presse n'avait pas été aussi garnie au Septeo Stadium. Une finale de Challenge, ça fait causer, même si la compétition n'est que le deuxième échelon au niveau européen.

Une question est régulièrement revenue lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant-match : qu'est-ce qui explique que Montpellier a passé un cap cette saison ? Avec une place assurée dans les six premiers du Top 14 à deux journées de la fin et un parcours impeccable en Challenge, l'interrogation paraît légitime, surtout quand on sait que le club frôlait la Pro D2 il y a deux ans.

Un staff montpelliérain pour une identité forte

« Un staff qui reste plus d'un an et demi, ça apporte de la constance dans le projet », répond, sans sourciller, le capitaine montpelliérain, Lenni Nouchi. « Avoir ce staff quasiment à 100 % montpelliérain, ça permet de s'identifier, d'avoir de la stabilité. C'est ce qu'on recherchait depuis le titre 2022. »

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Le genre de déclarations qui doit conforter le président Mohed Altrad quand, fin juin 2024, il a nommé Joan Caudullo, Geoffrey Doumayrou, Benoît Paillaugue, etc. Force est de constater que le pari de l'ADN montpelliérain est gagnant. « À ce moment-là, ce choix était important et nécessaire », relate le manager, Joan Caudullo, chef d'orchestre d'un staff composé d'une vingtaine d'éléments. « Sans viser personne, avant, les mecs ne connaissaient pas le club, pouvaient se montrer critiques de son organisation. Remettre de l'ADN montpelliérain, ça a permis de repartir sur ce qui a marché depuis 1986 (date de création du club). Ça ne veut pas dire qu'il faut que du montpelliérain, mais il faut que ce socle reste. »

Des automatismes et une meilleure organisation

Ce « socle » est aujourd'hui solide. Chacun, à son niveau, s'impose comme une référence. Didier Bès en mêlée, Antoine Battut en touche, Benjamin Del Moral à la préparation physique, Benoît Paillaugue en attaque, Geoffrey Doumayrou en défense… Ce dernier, d'ailleurs, a un profil qui plaît au XV de France de Fabien Galthié, symbole de la qualité à l'intérieur de cet encadrement.

Après deux ans de travail en commun, à l'instar d'une équipe qui se découvre, le staff a trouvé ses automatismes. Chacun reste dans son couloir de travail sans empiéter sur l'autre. Et dès que les débats s'agitent, Caudullo tranche. À la fin, tout le monde porte le même discours. « Clairement, on a une meilleure façon de travailler qu'avant », remarque le centre Auguste Cadot.

Cette réussite, Caudullo la résume en un mot : « Stabilité. Pau, notre adversaire la semaine prochaine, a mis quatre ans pour structurer et se qualifier. Nous, en deux ans. Je ne dis pas qu'on est meilleur. Mais on voit que la stabilité a du bon, qu'importe le pilote à bord. »

Après cette saison, ce staff aura encore un an de contrat. Mais cette fin d'exercice enthousiasmante pourrait inciter les hautes instances du club à prolonger l'aventure.

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