Les Louves de Saint-Delphin en finale du Trophée Coupe de France féminin
Saint-Delphin en finale du Trophée Coupe de France féminin

Les Villenavaises ont l'occasion d'ajouter une ligne de plus à leur palmarès en finale du Trophée Coupe de France féminin face à Lambroisières-Martin ce vendredi à Paris. Pour cela, elles devront finir le travail.

Un parcours inattendu

Qui aurait dit en début de saison que les filles de l'AS Saint-Delphin atteindraient le plus haut échelon du Trophée Coupe de France, destiné à tous les clubs amateurs à partir de la Nationale 1 ? Les Villenavaises, qui avaient troqué leur surnom d'Ambitions Girondines pour celui des Louves, symbole d'un retour dans le club souche, voulaient avant tout conforter la cinquième place un peu surprenante qu'elles avaient décrochée en remontant à un tel niveau.

« Nous partions dans l'inconnu, et nous voulions faire aussi bien sinon mieux », explique le président Frédéric Tauzin, qui reconnaissait avoir beaucoup appris de l'expérience des Ambitions Girondines, la structure semi-pro qu'avait fait vivre Éric Sarrazin pendant quatre années. « Nous restions prudents parce que nous ne savions pas ce qu'il en serait, autant du point de vue des partenaires qui ont progressé que dans le cadre sportif où les joueuses partantes étaient remplacées par de nouvelles arrivantes. »

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Une équipe soudée

L'aventure de Saint-Delphin réunie sous une seule bannière avait aussi de quoi séduire le manager Mathieu Peymirat, qui avait effectué une première année solide avec un groupe qu'il avait contribué à construire : « Je voulais œuvrer dans la continuité dans une division où, à part une ou deux qui affichent des possibilités au-dessus, les équipes en présence sont de force équivalente. »

Et si le club remettait le couvert avec un budget de petit Poucet (150 000 euros pour le fonctionnement de l'équipe fanion), un parcours conséquent dans ce Trophée Coupe de France était dans le viseur : « Nous avions zappé la saison précédente pour mieux nous consacrer à la montée, au titre national de Nationale 2, et aux finales régionales de Pomarez, qui sont les deux premiers titres que nous avons remportés. Et nous voulions aller au bout dans cette Coupe, d'autant que certaines joueuses nous avaient peut-être incités à voir plus loin. »

Une faim de louves

Et parmi celles qui avaient et ont encore une contagieuse faim de louves, il y avait bien sûr la capitaine emblématique Amélie Guillon et Anaïs Courta, qui avaient signé pour la remontée en N1 en 2023-2024 : « Nous avons encore les larmes aux yeux de notre expérience de Bercy il y a quatre ans avec notre précédente équipe du Poinçonnet (battues par Monaco BC 60-52). Au cours de nos cinq matchs gagnants (dont un seizième gagné au Poinçonnet 71-82) qui nous ont portés en finale, l'envie est la même ! »

Une motivation qui vaut aussi pour la meneuse Juliette Bourgeois, qui n'a repris la compétition qu'en début de mois après en avoir raté les trois quarts en raison d'une blessure : « Je suis déjà allée à Bercy avec les Espoirs de Bourges, mais là, je vais aussi sauver ma saison ! » Pareil pour Manon Clarac, qui a fait ses premiers pas contre Geispolsheim et qui rêve de tenir la Coupe autant que l'Angevine Flora Heyman, qui a hâte d'une vraie confrontation avec ses ex-voisines de la ville nouvelle de Saint-Léger-de-Lignères.

Mathieu Peymirat souligne les caractéristiques de l'adversaire : « Un club récent et une équipe très dure qui a battu Limoges et Nord Alsace, qui nous précèdent en championnat. Profitant des vacances scolaires, ce qui n'est pas notre cas, elles auront plus de supporters, mais nous sommes au complet et en forme pour la première fois de la saison. »

Le match Lambroisières-Martin Basket (N1F) - AS Saint-Delphin (N1F) se déroulera ce vendredi à 18 heures au Palais omnisports de Paris-Bercy.

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