Héros du barrage victorieux contre Strasbourg en 1990 avec un quadruplé au retour, Roby Langers revient sur cet exploit entré dans la légende. Et croit en un maintien niçois ce vendredi soir contre Saint-Étienne (20h45).
Un match sous haute tension
Roby Langers n’a joué que deux saisons à Nice entre 89 et 91. Ce fut assez pour devenir une icône. Auteur de 29 buts en 63 rencontres, l’attaquant luxembourgeois en a inscrit quatre en une mi-temps pour sauver le club de la descente (succès 6-0 après la défaite 3-1 de l’aller à Strasbourg). Le « match de sa vie » est aussi celui de toute une génération de Niçois. 36 ans jour pour jour après ce barrage renversant dans un stade du Ray incandescent, le Gym se retrouve aussi face à son destin. Et espère se trouver un nouveau héros. « Je serai le premier à le féliciter », nous a dit Langers au bout du fil. Parole à la légende.
L'absence de public, un handicap
Interrogé sur le match aller, Langers confie ne pas l’avoir vu en raison d’une soirée, mais avoir suivi le score. Il regrette l’absence de public : « Le stade va être vide, c’est lamentable. Les joueurs auraient tellement besoin des supporters. Parfois, ces derniers ne se rendent pas compte qu’ils peuvent nuire au club. » Il rappelle l’ambiance du Ray en 1990 : « Il y avait 20 000 personnes et 10 000 autres dehors. C’était fou. »
La confiance en Claude Puel et Elye Wahi
Langers se montre confiant : « Claude Puel va trouver les bons mots. Et j’espère qu’Elye Wahi va sortir le match de sa vie. S’il en marque 4, je serai le premier à le féliciter. » Il connaît bien Puel, contre qui il a souvent joué : « C’était un milieu combatif, un mec qui allait au mastic. »
Les souvenirs de 1990
Langers raconte les coulisses de l’exploit : blessé au pied, il avait un pansement spécial. « Sur le deuxième but, j’ai tapé comme un fou. J’ai eu très mal, mais la douleur s’est effacée. » Il évoque aussi l’anecdote de sa femme, arrivée en retard et tombée sur Arsène Wenger. « Elle lui a demandé le score, il a répondu : “Devinez madame Langers” ! »
Un conseil pour les Niçois
« Même dans un stade vide, ils sont chez eux. Il faudra commencer à 200 à l’heure. Aller chercher leur maintien. C’est dans la difficulté que naissent les moments magiques. Allez les gars, sortez-moi du 150 % ! » conclut Langers.



