Paris a décroché ce mercredi un succès qui lui offre son 14e titre de champion de France. Le mérite en revient notamment à son portier russe, infranchissable.
Un gardien décisif
Pour rien au monde, il n’aurait échangé sa place avec celle de son homologue du jour. Pourtant, si le trophée de meilleur gardien de Ligue 1 s’était joué ce mercredi soir, les suffrages auraient penché en faveur de Matvey Safonov. Qu’importe, la couronne décrochée sur la pelouse de Bollaert est bien plus précieuse que les récompenses individuelles.
Si le PSG peut officiellement célébrer le quatorzième titre de son histoire en Ligue 1, c’est à son portier russe qu’il le doit. Bien sûr, le huitième but de Khvicha Kvaratskhelia en championnat a placé Paris sur une voie royale, mais l’homme du match a sans aucun doute été le gardien russe.
Un style peu académique mais efficace
Le natif de Krasnodar n’est pas le plus élégant des portiers parisiens, mais il possède une qualité essentielle : savoir rester de glace, même quand ça chauffe. Les Lensois savaient à quoi s’attendre, eux qui avaient vu l’international russe leur pourrir les fêtes de Noël l’an passé en Coupe de France. Digne de son tatouage « Gladiator », Safonov a de nouveau été le roi de l’arène.
Des arrêts décisifs
Bien aidé par Zabarnyi, qui a repoussé sur sa ligne une tête de Thomasson (20e), Safonov s’est montré intraitable. Il a détourné une frappe de Sima en corner (39e), puis a enlevé de sous sa barre un intérieur du droit de Saïd (45e+1). Après le repos, il a maintenu Paris à flots : face-à-face avec Sima (46e), arrêt du torse (54e), et jambes serrées devant Sangaré (80e). Le poteau salvateur sur une tentative de Sima (75e) a également aidé.
Grâce à ce succès, Paris s’offre un titre symbolique chez des Lensois qui leur auront mené la vie dure toute la saison. Si Paris n’a pas livré sa meilleure prestation, une chose est sûre : pour la finale de Ligue des champions le 30 mai à Budapest, le portier russe est déjà chaud.



