Un record de buts en demi-finale de Ligue des champions
Avec neuf buts inscrits au Parc des Princes, le duel entre le PSG et le Bayern s'inscrit parmi les matchs les plus marquants de la compétition européenne. L'attente est forte pour le match retour. Attendue comme la finale avant l'heure, la demi-finale aller de Ligue des champions entre le PSG et le Bayern Munich (5-4) a tenu mardi toutes ses promesses, atteignant les sommets du foot dans une ambiance folle. Dans les couloirs du Parc des Princes, au coup de sifflet final, joueurs, staffs, supporters et journalistes avaient les mêmes mots à la bouche : « fantastique », « historique », « du jamais-vu ». La plupart comparaient ce qu'ils venaient de vivre, dans un stade en fusion, à l'irrationnelle finale de la Coupe du monde 2022 entre l'Argentine et la France (3-3 a.p., 4-2 t.a.b).
Pluie de records
Alors, a-t-on assisté au « match du siècle » entre les deux meilleures équipes actuelles ? Le débat est ouvert, mais il est certain qu'avec le nombre de buts - neuf, un total inédit en Ligue des champions à ce stade de la compétition - cette demi-finale va forcément marquer l'histoire du jeu. C'est simple, une pluie de records est tombée : le Bayern n'avait plus encaissé cinq buts dans un match européen depuis plus de trente ans. Jamais en demi-finale de Ligue des champions, cinq buts avaient été marqués en première période.
« Normalement une équipe se retire, accepte que l'adversaire impose son jeu. Là, aucune équipe n'a accepté, et ça donne ce genre de match », a déclaré Vincent Kompany, l'entraîneur belge du Bayern, en tribunes car suspendu.
Une intensité totale
À tous les niveaux du jeu, l'intensité était totale : dans les transitions rapides, des duels agressifs sur tous les ballons, le rythme à en faire tourner les têtes, les permutations incessantes de postes, sans compter les dribbles virevoltants de Michael Olise, Luis Diaz, Ousmane Dembélé et de Khvicha Kvaratskhelia. Les attaquants de ces deux équipes ultra-offensives ont été au sommet de leur art. Déroutants de facilité, sans aucune pression et aidés souvent par les immenses espaces laissés par les défenses, les quatre artistes ont rendu ce spectacle inoubliable. Avec notamment un doublé chacun pour les deux hommes des grands soirs parisiens. À l'inverse, les défenses et les deux gardiens Matveï Safonov et surtout Manuel Neuer ont moins brillé qu'à leur habitude, mais cela montre aussi la puissance de feu de ces quatre attaquants. Ce qui se fait de mieux en ce moment sur un terrain de foot.
« Minimum 3 buts » mercredi
« Le rythme de ce match a été différent de la normalité » et « les deux équipes ont montré le football qu'elles aiment », soit ce jeu de transitions et d'attaques, a glissé Luis Enrique, répétant ce qu'avait lancé quelques minutes avant son homologue bavarois, Vincent Kompany : « C'est un clash de deux idées similaires ». « Normalement une équipe se retire, accepte que l'adversaire impose son jeu. Là, aucune équipe n'a accepté, et ça donne ce genre de match », a appuyé le Belge.
Mais au-delà des rêves et de l'irrationnel qui flottent dans l'air après ce spectacle inoubliable, il faut vite revenir à la réalité car pour voir la vraie finale le 30 mai à Budapest, Parisiens et Munichois devront jouer la même symphonie mercredi prochain à l'Allianz Arena de Munich (21 heures). Car oui, il est encore possible de vivre une soirée encore plus folle dans une semaine. Y aura-t-il la même avalanche de buts ? « Minimum trois, c'est ce que nous pensons » pour se qualifier, a affirmé Luis Enrique, qui sera de retour à Munich, près d'un an après y avoir écrit l'histoire du PSG en remportant la première Ligue des champions du club dans l'enceinte bavaroise.



