Pour son huitième de finale aller à Tours, Peyrehorade part avec l'avantage accordé à ceux qui ont terminé premier de leur poule : qualification directe, match retour à la maison, et en cas de qualification, même chose pour les quarts. Malgré tout, une large part d'incertitude demeure. Les Landais ne savent pas grand-chose de leur adversaire du dimanche. Les deux clubs, parmi les plus anciens du rugby français (Tours créé en 1898, six ans avant Peyrehorade), ne se sont rencontrés que deux fois, en 1997-1998, en première division groupe B, chacun gagnant chez soi.
Dimanche dernier, lors de son barrage contre Nafarroa, Tours est apparu solide devant, notamment en mêlée, et entreprenant derrière, avec entre autres le centre Velten. « C'est une équipe avec un fort état d'esprit et joueuse », résume Sébastien Jaca, le coach des trois-quarts peyrehoradais. « Ils sont costauds et ont de belles individualités. On doit être vigilants dans les un contre un et surtout être forts collectivement », surenchérit son compère auprès des avants, Samuel Dylbaitys.
Régénération physique et mentale
Au-delà de l'adversaire, il y a l'approche du match. Peyrehorade a pris la tête de la poule 4 le 11 janvier et ne l'a pas quittée depuis. Son dernier gros match remonte au 29 mars et la victoire contre Sarlat, soit cinq semaines. C'est un peu un nouveau chapitre qui s'ouvre, dans des conditions pas idéales car la saison prochaine, il y aura sans doute des mouvements dans l'encadrement.
Pour l'immédiat, il a fallu s'adapter. « On a eu un match le 12 avril contre Bergerac, le dernier, sans enjeu ni pour l'un ni pour l'autre, rappelle Sébastien Jaca. Alors, on a décidé de mettre plusieurs joueurs au repos car ils avaient accumulé pas mal de temps de jeu. On estime que la régénération physique et mentale est vitale. La planification a ensuite été adaptée, mais il y a toujours des incertitudes. Le terrain parlera et nous dira si on a eu raison, ou pas, de fonctionner de la sorte. »
Samuel Dylbaitys abonde en soulignant l'importance du contexte : « On est forcément favori, avec la pression qui va avec. Il faut que l'on soit capable de maîtriser les facteurs psychologiques et émotionnels. On a fait une bonne première partie de saison, ce serait un gros échec d'échouer en huitième… et même en quart. »
Continuité et spontanéité
Verra-t-on le jeu endiablé souvent vu cette saison, avec des essais de 80 ou 100 mètres ? Pour le coach des trois-quarts, « on doit être convaincu de ce que l'on fait, nos intentions doivent être les mêmes, il faut donc essayer de continuer sur ce qu'on a fait dans la saison ». Le responsable du pack, lui, encourage ses avants à prendre des initiatives : « Il y a bien sûr un cadre général, mais il faut aussi de la spontanéité, être capables de créer des situations non conventionnelles. »
Pour ce match, le staff peyrehoradais sera privé de Halzuet (suspendu), Castagnet (lumbago), Alacchi (genou) et Badiolle (gêne musculaire). Il enregistre a contrario les retours de Douet et Tissier, tandis que les blessés longue durée Lescoulié et Ortolan sont sur le retour.
Informations pratiques
Tours – Peyrehorade : Lieu Tours (stade Tonnelé). Horaire Ce dimanche, à 15 heures. Arbitre M. Gauzins.
Le groupe peyrehoradais
Prudence, Lebonnec, Douet, Minaberrigary, Itoïz, Lagraula, Pakihivatau, Grugier, Duvigneau, E. Tollis, Sain-Cristau, Sallaberry, Tissier, Belleret, Follet, Lamaison, Doussy, Pinaquy, Tastet, Lahillade, Badiolle, Ladevie, Barbe, T. Discazeaux.



