Fulgence Ouedraogo, ancien capitaine du Montpellier Hérault Rugby, se remémore avec émotion la première demi-finale du club disputée à Marseille en mai 2011 face au Racing Métro 92. Un moment historique qui reste gravé dans sa mémoire.
Un rêve éveillé au Vélodrome
Pour Ouedraogo, cette demi-finale représente « le plus beau souvenir » sous le maillot montpelliérain. « C’était une année de transition où le club est passé dans une autre dimension, que ce soit par le soutien du public ou la découverte des phases finales », explique-t-il. L'arrivée au stade Vélodrome, quasiment rempli de supporters du MHR, reste une image forte : « Quand on arrive en bus, les gens sortent des bars et tapent sur le bus. Une marée humaine… Puis dans le stade, tous ces drapeaux de Montpellier, c'était dingue. »
Un scénario incroyable
Le match lui-même fut un tourbillon d'émotions : « On déroule en début de match, puis le Racing revient et repasse devant. Il y a cette dernière pénalité de Martin Bustos Moyano, et le drop raté de Wisniewski en fin de match. L'arbitre siffle la fin sur ça. Un scénario improbable, magique. »
La joie partagée
Après la victoire, la joie était immense : « On se prend tous dans les bras, ça crie de partout. Louis Nicollin fait son fameux cri de joie et embrasse tout le monde. J'avais cassé mon poignet sur la dernière action, mais je ne sentais plus la douleur, je voulais profiter de ce moment. »
Un souvenir fondateur
Quinze ans plus tard, ce match reste une référence : « Tout le monde dit qu'il y était. Pour beaucoup de supporters, c'est le début de leur amour pour le club. Cette saison-là, à chaque fois qu'on faisait quelque chose, on écrivait l'histoire du club. » Une histoire qui a commencé avec cette demi-finale à Marseille.



