Quatre jours seulement après la finale de Coupe de France perdue face à Lens, les Aiglons basculent ce mardi soir à Saint-Etienne (20h45) sur une échéance moins prestigieuse mais bien plus importante : la première manche d’une bataille indécise pour le maintien.
Un ascenseur émotionnel vertigineux
Passer du stade de France au barrage pour le maintien en quatre jours, c’est un « move » qui nécessite de se mouiller sacrément la nuque. L’ascenseur émotionnel est aussi vertigineux que la chute peut être terrible. Battu par Lens 3-1 vendredi, le Gym n’a eu le temps ni de ruminer ni de souffler. Il joue cette semaine sa survie en L1, bien conscient des conséquences catastrophiques qu’aurait une descente à l’étage inférieur. Et il n’a plus ni filet, ni joker au moment d’affronter Saint-Etienne dans une double confrontation sur trois jours que Philippe Montanier imagine déjà « épique ».
Claude Puel, un connaisseur du Gym
Résident du 06, le coach des Verts connaît parfaitement le Gym puisqu’il était un visiteur quasi permanent de l’Allianz Riviera avant sa nomination en février dernier. Un avantage dont il tentera de se servir pour offrir aux Stéphanois leur retour dans l’élite. Avec son budget conséquent pour la L2, l’ASSE visait la remontée directe et être contraint à jouer ce barrage ressemble déjà à un échec. C’est encore plus vrai pour l’OGC Nice de Claude Puel qui est là où il ne pensait jamais être, au terme d’une saison où rien n’aura tourné dans le bon sens, mais qui aura été gâchée en premier lieu par les très mauvais choix de l’été.
Un favori sous pression
Le Gym, favori de par son statut seulement, a encore deux matchs pour sauver ce qui peut l’être. C’est une immense responsabilité et les joueurs devront en être dignes, eux qui avaient été incapables de ne pas perdre à Auxerre et de gagner contre Metz dans le money-time du championnat. Ils ont montré de bien meilleures choses contre le vice-champion de France en revanche. Parviendront-ils à les prolonger dans le contexte anxiogène de cette semaine à quitte ou double ? Leur solidité mentale n’est malheureusement pas ce qui a le plus sauté aux yeux depuis le début de la saison...
« Si on repart avec la même détermination que face à Lens, ça va bien se passer. Et quoi qu’il arrive, il y aura un retour chez nous. Il ne faudra rien lâcher », réfute Antoine Mendy. Arrivé au club à l’âge de 10 ans, et même un temps stagiaire au sein des bureaux, le défenseur sait pour quoi et pour qui il se battra. Envers et contre tout. Réussira-t-il à emmener les autres avec lui ?
Des circonstances défavorables
Ce qui est certain, c’est que les Aiglons ne seront une nouvelle fois pas aidés par les circonstances : ils joueront l’aller dans un Chaudron à guichets fermés quand l’Allianz Riviera se drapera d’un silence étourdissant pour le retour vendredi. Et le Gym a préparé le match sans savoir s’il disposera de l’intégralité de ses internationaux (lire ci-contre). Sans oublier qu’il ne pourra pas non plus compter ce mardi sur Elye Wahi, suspendu... Bref, cela s’annonce aussi irrespirable qu’indécis.



