La Belgique a infligé une lourde défaite aux États-Unis (4-1) en huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, mettant fin au parcours du pays hôte. Le match, disputé au Lumen Field de Seattle, a été marqué par la polémique autour de l'attaquant américain Folarin Balogun, dont la suspension avait été levée par la FIFA après une intervention du président Trump.
Une réponse cinglante sur le terrain
Les Belges, portés par un sentiment d'injustice, ont rapidement pris l'avantage. Charles De Ketelaere a ouvert le score dès la 9e minute, concluant un centre de Nicolas Raskin. Les États-Unis ont égalisé par Malik Tillman sur coup franc (31e), mais De Ketelaere a redonné l'avantage aux Diables Rouges deux minutes plus tard (33e). En seconde période, une erreur du gardien Matt Freese a permis à Hans Vanaken de marquer dans le but vide (57e), avant que Romelu Lukaku ne scelle le score (90+3).
La polémique Balogun
Avant le match, le président Trump avait obtenu de la FIFA la levée de la suspension de Balogun, exclu lors du match précédent. Cette décision avait suscité l'indignation, mais le joueur a eu un impact limité. « Il y avait un sentiment d'injustice dans le groupe et on avait à cœur de répondre sur le terrain », a déclaré Nicolas Raskin à la RTBF. Le capitaine Youri Tielemans a également évoqué une motivation supplémentaire.
Un tournoi contrasté
Les États-Unis, premiers de leur groupe et vainqueurs de la Bosnie-Herzégovine en 16es, n'ont pas su confirmer face à un adversaire de taille. La Belgique, en revanche, s'est qualifiée sans gloire du groupe G puis a survécu face au Sénégal. Le sélectionneur Rudi Garcia a fait des choix forts, notamment en se passant de Kevin De Bruyne, et a vu De Ketelaere briller avec un doublé.
Des erreurs fatales
L'entraîneur américain Mauricio Pochettino a regretté une mauvaise performance collective et individuelle : « Aujourd'hui, on n'a pas été la même équipe que depuis le début du tournoi. Ça a été un très mauvais jour. » La Belgique affrontera l'Espagne en quarts de finale.



