Le président du Montpellier Hérault Rugby, Mohed Altrad, a livré son analyse de la saison écoulée et abordé plusieurs sujets brûlants, du staff au stade en passant par l'avenir du club. Voici les principaux extraits de son intervention.
Un bilan sportif encourageant mais perfectible
Il y a un an, Mohed Altrad avait choisi de confier les rênes de l'équipe à un staff composé majoritairement d'anciens joueurs du club. Une décision qu'il juge aujourd'hui positive. "C'était un challenge, je dirais qu'il est réussi. Nous sommes bien meilleurs que la saison dernière, avec des progrès visibles dans tous les secteurs", a-t-il déclaré. Toutefois, le président reste mesuré : "Nous ne sommes pas dans le top 6, même si nous en sommes proches."
La confiance maintenue dans le jeune staff
Joan Caudullo, Geoffrey Doumayrou et Benoît Paillaugue, tous novices dans leurs rôles respectifs, ont bénéficié de la confiance du président. "Il faut faire confiance à ces jeunes coaches. L'expérience ne s'achète pas, il faut travailler et commettre des erreurs pour apprendre", a insisté Altrad. Il a confirmé leur maintien pour la saison prochaine, évoquant une logique de construction : "Je pose les fondations, ensuite nous ajouterons le ciment et les pavés pour consolider l'édifice."
Le stade : une hypothèse sérieuse à Béziers
Le sujet du GGL Stadium, source de tensions avec le maire de Montpellier, a été abordé. Altrad a rappelé que l'enceinte est classée 13e des stades du Top 14 par L'Équipe. Concernant une possible délocalisation à Béziers pour la reprise du championnat, il a affirmé : "C'est une hypothèse sérieuse." Il a cependant reconnu que jouer à Béziers cette saison avait perturbé le public : "Tout notre public n'est pas venu." Quant à la construction d'un stade privé, elle reste envisageable mais "forcément en dehors de la Métropole" et nécessiterait deux ans de travaux. "La solution ultime serait de ne rien faire et arrêter le rugby", a-t-il conclu.
La fin de l'ère sud-africaine
Dix ans après l'arrivée de Jake White, les derniers joueurs sud-africains de l'effectif professionnel ont quitté le club. Altrad dresse un bilan mitigé : "Je suis reconnaissant envers ceux qui partent, qui nous ont apporté beaucoup. Il ne faut pas regretter le passé, mais j'arrête là."
Le cas Paul Willemse
Le deuxième ligne international, victime de nombreuses commotions, n'a pas encore annoncé la suite de sa carrière. "On le soutient, je ne l'ai jamais lâché. Ce n'est plus un rapport joueur-président, c'est un être humain en difficulté. Il vient manger à la maison avec sa femme et ses enfants", a confié Altrad.
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