Après une deuxième partie de saison canon, La Clermontaise a fini sur le podium de Régionale 1. L'entraîneur Jean-Luc Muzet et le président Pierre Henry ont su inverser la tendance. Dernier et relégable à la trêve hivernale, le club a réalisé une remontada depuis l'arrivée de Jean-Luc Muzet sur le banc en janvier, pour terminer à la troisième place.
Un rebond inattendu
Qui aurait pu prévoir un tel rebond ? Au soir d'une défaite à Aigues-Mortes le 14 décembre dernier, La Clermontaise pointait à la dernière place, ex æquo avec Frontignan, avec un maigre bilan de 7 points en 10 matchs. Cette position de relégable a conduit le président Pierre Henry à se séparer de Nicolas Andrieux et à installer Jean-Luc Muzet, déjà au club, sur un banc qu'il connaît bien. 16 matchs et 35 points plus tard (10 victoires, 5 nuls et une défaite), le club, vainqueur 5-2 de Fabrègues lors de la dernière journée, finit sur le podium, troisième derrière Atlas Paillade et Le Grau-du-Roi.
Une envie de gagner communicative
« Quand j'ai pris l'équipe, j'ai dit aux joueurs : il reste 16 matchs, on ne compte pas les deux derniers. Il nous faut 7 ou 8 victoires dans les 14 qui arrivent pour accrocher le top 5 », déclare Jean-Luc Muzet, qui a su trouver les mots pour remobiliser tout le monde. « On prenait pas mal de buts, j'ai changé dans un premier temps le système de jeu, avec une base défensive plus solide qui a de suite payé. »
Pierre Henry ajoute : « Le groupe a de suite adhéré. C'était une décision difficile de me séparer de Nicolas Andrieux, qui arrivait sur le banc cette saison et faisait du bon boulot. Mais elle était nécessaire pour rebooster le groupe. » Le président a privilégié la solution interne et l'expérience de Jean-Luc Muzet et de Julien Sanchez pour le seconder. « Il connaissait très bien les joueurs avec qui il a remporté notamment la coupe d'Occitanie il y a deux ans. Il a aussi contribué à l'ambiance. Le groupe, qui est joueur et travailleur, a de suite adhéré. Quand Jean-Luc à son arrivée nous a dit on va jouer la 3e place, on a rigolé mais il n'a jamais changé de discours et il avait raison. » Le président confirme que 80 % de l'effectif sera encore Clermontais la saison prochaine.
Première victime du renouveau
La première victime du renouveau clermontais fut, le 10 janvier, Le Grau-du-Roi, à la lutte pour la montée. Les Gardois ont buté pendant 90 minutes sur un mur avant de se faire surprendre en fin de match. Une victoire 1-0 suivie par trois succès à l'extérieur à Vauvert, Nîmes et Lunel, alors 3e. « Ça nous a mis en confiance, j'ai simplifié les séances d'entraînements tout en restant sérieux dans le jeu, l'engagement. Les joueurs ont adhéré à mes méthodes, à mes discours d'avant-match dans un vestiaire qui a retrouvé le sourire », ajoute le coach, qui a aussi insufflé son envie de gagner.
Après un accroc contre Mende à l'Estagnol 1-2 sur un match remis, le club n'a plus perdu lors des 11 dernières journées, infligeant un 3-0 au champion Atlas Paillade. L'avant-centre Sacha Guilhen, meilleur buteur avec 15 réalisations, a été un élément clé. « J'avais aussi de bons joueurs offensifs, avec beaucoup de qualité sur lesquels je me suis appuyé », reprend le coach.
Perspectives pour la saison prochaine
Le gardien Pierre-Antoine Gallot quitte le club pour partir sur Marseille, Mathias Ibanez part aux États-Unis, Ruben Marti devrait prendre un peu de recul, mais l'ossature ne bouge pas. « On perd notre gardien PA Gallot qui part sur Marseille, Mathias Ibanez qui part aux États-Unis, Ruben Marti qui devrait prendre un peu de recul mais l'ossature ne bouge pas », poursuit Jean-Luc Muzet, confirmé sur le banc par son président. « Le meilleur recrutement, c'est garder tes bons joueurs. Quatre à cinq devraient nous rejoindre, pour nous renforcer. Et garder cet état d'esprit de vainqueur dans un championnat qui sera encore relevé. » Avec l'envie, sur la dynamique, d'être présent d'entrée au côté des prétendants à l'accession.



