Les deux gardiens ont livré un duel à distance dont l'Allemand est sorti vainqueur pour donner la victoire à Kiel contre Montpellier (29-28) en demi-finale de Ligue européenne, samedi 30 mai à Hambourg. Aucun des deux coaches n'a osé sortir son gardien. Rémi Desbonnet et Andreas Wolff sont tous les deux restés tout le match sur le terrain. Au final, le Montpelliérain termine avec 17 arrêts sur 46 tirs (3 penalties arrêtés) quand son adversaire s'en sort avec 13 arrêts sur 41 tirs (6 penalties arrêtés). Des statistiques stratosphériques mais qui ont tourné en faveur du portier du THW Kiel.
Un duel de géants
"Les gardiens ont été à la hauteur de ce rendez-vous, c'est ce qui a permis de donner un très beau match", reconnaissait Erick Mathé à l'issue de la rencontre. Il faut dire que d'un côté à l'autre du terrain, les deux hommes se sont rendus coup pour coup. Un premier arrêt de l'Allemand puis une présence suffisamment imposante pour forcer Villeminot à trouver la barre ont servi de mise en bouche. Derrière, Desbonnet au gabarit totalement opposé à son homologue a fait le show.
"Andreas les a sauvés"
L'international français a sorti trois penalties, mais les ballons sont aussi revenus dans les mains allemandes. "Des petits faits de match comme ça, qui font un peu mal à la tête. Mais bon, ils ont aussi une balle pour tuer le match à la fin", reconnaissait Rémi Desbonnet. Véritable diablotin dans sa cage, Desbonnet a permis au MHB de rester dans le match. Même quand il était à la remorque de cinq buts. Ou quand il a sauvé cette balle de +3 pour les Allemands à 5 minutes de la fin.
17 arrêts, à 44% de réussite, la performance aurait dû permettre au MHB de se qualifier. Mais c'était sans compter sur l'immense Andreas Wolff. "Bravo à Andreas qui les a sauvés", reconnaissait l'Héraultais. En effet, en plus d'avoir dégoûté quatre tireurs de penalty montpelliérains, c'est sa double parade qui envoie Kiel en finale.
"J'espérais juste faire un arrêt"
"Honnêtement, je ne me souviens pas de grand-chose, car j'étais très concentré sur la suite des événements, explique l'international aux 196 sélections avec la Mannschaft. J'espérais juste faire un arrêt, surtout contre Bryan Monte. Et puis le ballon est parti sur mon pied et malheureusement, il est revenu sur Moraes mais j'ai pu l'arrêter." Presque plus d'arrêts que de mots pour le géant Kieler qui a tué les ultimes espoirs montpelliérains. Mais deux grands bonshommes de cette rencontre qui a, une nouvelle fois, offert un spectacle exceptionnel.



