Un différentiel d'une centaine de millions d'euros
Interpellée à l'Assemblée nationale par le député ciottiste Antoine Valentin, la ministre des Sports Marina Ferrari a justifié le transfert des épreuves de glace des Jeux Olympiques d'hiver 2030 de Nice vers Lyon. Selon elle, ce choix dicté par la raison budgétaire et technique permettra d'économiser environ une centaine de millions d'euros, suite au refus du maire de Nice d'accueillir le hockey à l'Allianz Riviera.
Une décision budgétaire et non politique
Marina Ferrari répondait à une question du député UDR Antoine Valentin. Le parlementaire ciottiste l'interrogeait sur le risque de dérapage budgétaire d'Alpes 2030, fustigeant une décision « sanction pour les Niçois ». « Il ne s'agit en aucun cas d'une décision dictée par des considérations politiques », a répété la ministre, renvoyant la balle dans le camp d'Éric Ciotti. Le maire refuse d'accueillir le tournoi de hockey masculin à l'Allianz Riviera : « C'est son droit, mais c'est aussi sa responsabilité ». Les solutions alternatives se sont avérées « insatisfaisantes, soit en raison de coûts excessifs, soit de contraintes techniques majeures », et ne permettaient « pas de laisser à la ville un héritage durable ».
L'option lyonnaise pour limiter les coûts
D'où le choix de la métropole lyonnaise, « la solution la plus raisonnable tant sur le plan budgétaire que sur le plan calendaire. Elle repose sur des infrastructures existantes et opérationnelles, permettant de limiter les investissements nécessaires et, par conséquent, de réduire le coût global des Jeux ». À ce stade, le budget pluriannuel du Cojop Alpes 2030 est de 2,132 millions d'euros, dont un quart (26 %) de financements publics.



