Coupe du monde 2026 : Jaroslav Plasil présente la Tchéquie avant le choc contre la Corée
Jaroslav Plasil : la Tchéquie prête pour le Mondial 2026

Jaroslav Plasil : « Ce groupe est exceptionnel »

Ancien milieu de l'AS Monaco (2000-2007) et désormais sélectionneur adjoint de la Tchéquie, Jaroslav Plasil présente son équipe avant son entrée dans la Coupe du monde 2026. Depuis les États-Unis, il évoque le premier match contre la Corée du Sud, ce vendredi 11 juin à 4h, et les ambitions d'un pays absent du Mondial depuis 2006.

Un groupe serein mais concentré

Interrogé sur l'état d'esprit du groupe, Plasil confie : « Les joueurs ont joué avec une arrière-pensée pour ne pas se blesser lors de nos deux derniers amicaux (victoires 2-1 et 3-1 contre le Kosovo et le Guatemala). On l'a senti. Depuis qu'on est au camp de base (près de Dallas), les joueurs sont conscients de ce qui les attend. »

Un premier adversaire coriace : la Corée du Sud

Plasil analyse le jeu sud-coréen : « Elle a un schéma (5-2-3) avec quelques joueurs qui évoluent en Europe, notamment Lee Kang-in. Même s'il ne joue pas beaucoup à Paris, ça reste un bon joueur. Derrière, il y a Kim qui joue au Bayern et le capitaine Son devant. C'est une équipe très vive et qui aime avoir le ballon. Ils sont très bons dans le pressing. C'est un adversaire coriace, mais on a nos armes. »

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Les atouts tchèques

« La vraie force de ce groupe, c'est sa mentalité, son énergie positive, et on va essayer de jouer dessus. On a de très bons joueurs qui peuvent faire la différence devant comme Pavel Sulc (Lyon), Lukas Provod (Slavia Prague) ou Patrik Schick (Leverkusen). On a une stabilité défensive assez intéressante. Si on ne joue pas en équipe, ce sera compliqué. »

Ambition : sortir des poules

« Sortir des poules, on se dit que c'est largement faisable, mais il faudra répondre présent à l'instant T, qu'on ne réagisse pas mais qu'on soit acteurs. » Pour Plasil, ce serait un accomplissement collectif : « Ce que je voudrais, c'est que le peuple tchèque soit heureux, qu'il puisse s'identifier à cette équipe et la soutenir. Que les joueurs prennent du plaisir et nous amènent au moins en 16es. »

Un pays en attente

« Il y a une attente, forcément. Il n'y a pas de pression mais un engouement. Représenter son pays en Coupe du monde, c'est le mieux qu'un joueur puisse faire. »

La renaissance après les Féroé

En octobre, une défaite aux Féroé (2-1) a conduit à l'éviction du sélectionneur Ivan Hasek. Miroslav Koubek, nommé en décembre, a relancé l'équipe. « Le coach est venu avec des idées claires et simples. Il est pointu et respecté. Cela a marché parce que ce groupe est exceptionnel. »

La confiance retrouvée

« Pendant les barrages (victoires aux tirs au but contre l'Irlande puis le Danemark), on a senti une vraie force se dégager. Les joueurs ont créé un vrai groupe. Contre l'Irlande, on a vu une vraie révolte (menés 2-0 après 23 minutes). C'est parti de notre nouveau capitaine (Soucek a été remplacé par le défenseur Krejci). Il a obtenu un penalty et marque sur le 2-2. C'est un vrai leader. »

Pourquoi devenir adjoint ?

« Représenter son pays, c'est le Graal. Quand on passe de l'autre côté, sur le banc, on a envie de transmettre ce qu'on a vécu. »

Patrik Schick, un leader d'attaque

« Il a beaucoup d'expérience et on aura besoin d'un Schick en pleine forme. Un joueur ne fait pas tout. Il a été un exemple lors des barrages, il a tout donné. Il sera peut-être le joueur le plus surveillé, donc il y aura plus de place pour les autres comme Sulc. »

Pavel Sulc, la révélation lyonnaise

« Il a été excellent et il ne le doit qu'à lui. Il a vite compris ce que le coach lui demandait. Il a déjà franchi un palier en passant du championnat tchèque à la L1, mais j'espère que ce Mondial lui permettra d'arriver dans un club un peu plus huppé que Lyon. Il peut jouer à tous les postes offensifs. Ce qui me plaît le plus, c'est son instinct. Comme pour les vrais buteurs, le ballon lui tombe dessus quand il est devant le but. »

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Créativité au milieu : des jeunes prometteurs

« On a Vladimir Darida (35 ans) qui sait faire jouer les autres. On a le jeune Sochurek du Sparta Prague, 18 ans, qui est capable de prendre le ballon, un peu comme Rosicky. Peut-être qu'il aura sa chance. On a besoin de temps. Le coach a dirigé son premier rassemblement en mars, donc c'est difficile de mettre tout de suite en place un jeu qui plaît. On y travaille. »

Souvenirs de Monaco

« Quand on arrive à 17 ans, dans l'inconnu, ce n'est pas facile pour un gamin d'un petit village. Grâce à Monaco, je suis devenu un homme. La finale de Ligue des champions en 2004 ? C'est la première saison où je commence à jouer. Arriver en finale, c'est une fois dans une vie. Il y avait des joueurs incroyables, ça restera à jamais. »