Jacques Vendroux, 78 ans, dont 60 passées dans les médias, était invité de l’émission de Pascal Praud sur CNews ce mardi matin pour évoquer les 50 ans de l’épopée européenne des Verts de Saint-Étienne. Sa voix a bercé, pendant des décennies, des générations d’amateurs de football et créé des vocations. Interrogé sur son absence sur les ondes et les écrans ces dernières semaines, notamment pour sa chronique « Vendredi Vendroux », le journaliste a révélé être atteint d’un cancer depuis six mois.
Un « petit break » pour raison de santé
« J’ai fait un break parce que j’ai un cancer, c’est aussi simple que ça, a-t-il confié. Donc je me soigne. Cela arrive, il ne faut pas avoir peur. C’est une maladie qui est grave, mais qui se soigne. On a des médecins formidables qui s’occupent de vous d’une manière merveilleuse. » Relancé par son « ami fidèle » Pascal Praud au milieu d’un plateau silencieux, Vendroux, qui n’avait « pas l’intention d’en parler aujourd’hui », a développé son propos.
Un parcours exceptionnel dans le journalisme sportif
Entré au service des sports télévisés de l’ORTF en tant que stagiaire en 1966, puis à France Inter en 1969, le petit-neveu de Charles de Gaulle a passé 55 ans à commenter les plus grands matchs de football sur le service public avant de rejoindre les médias du groupe Bolloré en 2021. Il officie désormais sur Europe 1, CNews ou le JDD.
Un combat mené avec détermination
Malgré la maladie, Vendroux se montre combatif. « J’ai eu des accidents, j’ai eu Furiani (l’écroulement d’une tribune en 1992), j’ai eu le Brésil (Coupe du monde 2014), je m’en suis toujours sorti ! Et je peux vous dire que là, je vais aussi m’en sortir, sans problème. » Il a insisté : « Je ne veux pas passer pour un martyr de la société. Cela arrive, c’est comme ça et je fais tout pour m’en sortir. »



