Nommé ce mercredi 27 mai sur le banc de Nîmes Olympique, le nouveau coach Helder Esteves s'est montré emballé à l'idée de rejoindre un club dont il connaît l'histoire proche et le passé. Il était 14 h 15 lorsque Helder Esteves, 48 ans, a pénétré dans la salle de presse des Antonins, accompagné du directeur sportif Anthony Dupré. Ce dernier a officialisé la nomination de l'ancien technicien de Saint-Maur Lusitanos, tout frais troisième de la poule C de National 2, une place derrière le NO de Mickaël Gas.
Un technicien enthousiaste
Le technicien franco-portugais, vêtu d'un polo vert kaki et d'un pantalon beige, s'est montré disert et affable durant la demi-heure accordée aux médias. « Avoir un challenge à relever, contribuer au renouveau de ce club me tente énormément », a-t-il débuté, emballé d'être là pour trois années de contrat, plus une en option en cas de montée.
Il a également joué la carte de l'humilité : « J'ai bien conscience que je ne suis pas Nîmois, mais je peux le devenir d'adoption. J'ai bien conscience, également, que l'équipe a été deuxième avec, en plus, certaines personnes nîmoises. Ce n'est pas évident, c'est tout à fait compréhensible. En tout cas, merci de me recevoir. »
Focus sur l'avenir
Mais ce qui compte avant tout pour cet ancien attaquant aux 40 buts en CFA au début des années 2000, c'est le futur de Nîmes Olympique. « Moi, ce que je sais, c'est que je viens ici avec l'intention d'essayer d'être adopté, par la production de mon travail, en espérant que les résultats suivent, explique-t-il, voix posée et modestie de sortie. Aujourd'hui, ce que je représente en termes de CV est bien inférieur à l'histoire de Nîmes. Le club est bien au-dessus de tout. »
Un choix mûrement réfléchi
Anthony Dupré a détaillé les raisons de ce choix, défini en étroite collaboration avec le président Thierry Cenatiempo, absent mercredi. « On a fait un entretien avec Helder, qui a duré 1 h 45, a-t-il raconté. Derrière, j'ai appelé mon président et je lui ai dit que c'est le meilleur entretien, avec l'adjoint Nicolas Soumah, que j'ai eu depuis longtemps. On a eu un nouvel entretien de quatre heures, avec Helder et le président et, au bout de 2 h 30, on a une entrevue tous les deux et on s'est dit “Banco, on y va”. Pour la méthodologie, le travail, les résultats obtenus (montée de N3 en N2 avec Saint-Maur), cela correspondait à la commande faite par le président, quelqu'un qui avait connu le haut niveau. »
Objectif montée
Conscient de l'attente, Esteves ne ressent aucune pression. « Je suis conscient de l'attente. Par contre, je ne connais aucune pression. La pression, je l'ai le jeudi quand je dessine mon groupe et que j'ai un devoir vis-à-vis de certains des garçons de les mettre au chômage le temps d'un week-end. » L'objectif est clair : la montée. « On ne peut pas avoir terminé deuxième, dire que l'ancien coach manquait d'expérience et ne pas viser la montée », conclut Dupré.



