GP Barcelone : le Biterrois Rémy Sanjuan impatient avant la course
GP Barcelone : Rémy Sanjuan impatient avant la course

À quelques jours du premier Grand Prix de la saison à Barcelone, le jeune motard biterrois Rémy Sanjuan s’est confié sur ses attentes, sa préparation et ses ambitions dans cette nouvelle catégorie. Entretien.

Un état d’esprit serein et impatient

Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours du premier Grand Prix de la saison à Barcelone ?

Honnêtement, je suis serein. Il y a forcément un peu de pression et de stress, mais il y a surtout beaucoup d’impatience. J’attends ce moment depuis de nombreux mois, j’ai hâte d’être à jeudi pour participer aux premiers essais non chronométrés. Ce sera important pour essayer de prendre un maximum de repères et de confiance avant les qualifications de samedi et les deux courses de dimanche.

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Gérer la pression médiatique

C’est un nouveau monde que vous allez découvrir, avec la pression et les sollicitations médiatiques. Comment le vivez-vous ?

Très bien, j’essaye de prendre un maximum de positif de tout cela. Et puis, j’ai la chance d’être très bien entouré. J’ai mes parents qui sont toujours là derrière moi, mais également toute mon équipe autour de mon manager Marc Sourice. Il ne faut pas se prendre la tête, mais plutôt prendre un maximum de plaisir dans cette aventure.

Des objectifs de progression

Qu’attendre de ce premier rendez-vous de la saison ?

Ce sera la première course du championnat et donc la première possibilité de pouvoir réellement se situer. Aujourd’hui, je ne sais pas du tout où me placer par rapport aux autres pilotes. Cette première course va me permettre d’en savoir un peu plus sur moi et sur mon potentiel dans ce championnat. Surtout que je suis nouveau dans cette catégorie, c’est ma première année, j’ai donc plein de choses à découvrir.

Quels seront vos objectifs pour cette première ?

Je n’ai aucune pression à avoir. La priorité ces prochains mois, ce sera de prendre un maximum d’expérience et de continuer à grandir en tant que pilote. Après, en tant que compétiteur, on veut toujours essayer d’aller le plus haut possible. L’objectif de progression va être la priorité cette saison, les ambitions de place arriveront par la suite. Une fois que Barcelone sera passé, je saurai déjà un peu mieux où j’en suis.

Fierté et reconnaissance du parcours

Après tous les sacrifices faits ces dernières années, réalisez-vous ce que vous avez déjà accompli ?

Pour être sincère, je n’y pense pas trop. Je suis jeune, j’ai encore beaucoup de choses à accomplir et à aller chercher. Mais c’est vrai que je suis déjà fier de mon parcours. Tout n’a pas été facile, il a fallu faire des sacrifices et prendre beaucoup de temps pour trouver des sponsors, les fidéliser et construire ce projet. Si je n’avais pas rencontré Marc au mois de décembre, je n’aurais jamais pu participer à ces championnats du Monde. Donc je sais ce que j’ai déjà fait, mais j’espère que ce n’est encore qu’un début.

Les risques du métier

Un mot sur les gros accidents qui ont eu lieu en Moto GP et dont les images ont fait le tour du monde. Est-ce que cela marque quand on est pilote ?

C’est vrai que c’était assez impressionnant. Mais dès que l’on met le casque sur la tête, on sait qu’il y a toujours un risque. C’est quelque chose auquel nous sommes préparés et qui fait partie du métier, même si de tels accidents restent très rares.

Un message pour dimanche

Que peut-on vous souhaiter pour dimanche ?

De faire de mon mieux et d’essayer de faire la meilleure course possible. Après, je n’oublie pas non plus que je dois prendre beaucoup de plaisir. Je vais découvrir un nouveau monde cette année, à moi de faire en sorte que ce soit une première réussie.

Rendez-vous ce dimanche 24 mai (11 h) pour le départ de la première course de la saison à Barcelone.

Un jeune qui mérite d’aller plus loin

Engagé aux côtés d’un pilote de rallye depuis de longues années, Marc Sourice accompagne ces derniers mois Rémy Sanjuan dans la construction de sa jeune et prometteuse carrière. Une aventure que le manager biterrois vit au quotidien avec beaucoup de plaisir et d’ambition.

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« Je suis vraiment heureux d’être aux côtés de Rémy. C’est un jeune homme qui mérite d’aller plus loin. En plus d’être quelqu’un de très bien humainement, c’est un garçon avec énormément de qualités, confie le manager, pour qui cette première expérience en championnat du Monde junior devra être celle de l’apprentissage. L’objectif sera de progresser de course en course pour atteindre nos ambitions et que Rémy s’impose, à terme, comme l’un des favoris français pour aller en Moto3, Moto2 et, je l’espère, en MotoGP. Donc que l’on soit 20e ou 15e à Barcelone, peu importe. Il faudra prendre du plaisir et continuer à grandir. »