Enzo Forletta : le pilier du MHR veut forcer son destin malgré l'incertitude
Forletta : forcer son destin malgré l'incertitude

Enzo Forletta dort mieux depuis quinze jours. Question de "survie" pour le pilier gauche du MHR, en fin de contrat cette saison et dont l'avenir s'inscrit pour l'heure en pointillé. "C'est très dur de ne pas savoir ce qu'on va faire l'an prochain. Surtout quand tu as une famille. J'ai été papa il n'y a pas longtemps et il y a ce truc qui vient te parasiter… Tous les joueurs du Top 14 vous le diront : c'est très dur à vivre, surtout quand tu as passé la trentaine."

Faire le vide pour mieux performer

Un sort que connaissent également Auguste Cadot, Thomas Darmon, Thomas Vincent, Domingo Miotti, Marco Tauleigne, Madosh Tambwe et Billy Vunipola, alors que, selon nos informations, l'ailier Gabriel Ngandebe aurait resigné au club pour deux saisons. Voilà pourquoi, face à cet inconfort moral aux relents financiers, "Forlette", arrivé dans la capitale héraultaise en 2020, a décidé de ne "plus se poser de questions". Chasser le doute pour mieux "performer", une prise de distance salutaire après une entame de saison où il s'est clairement mis trop de pression.

Aveu contrit : "J'ai loupé le coche d'entrée contre Toulon (défaite 17-27). J'avais pourtant fait une très bonne préparation pour démarrer fort et espérer titiller Baptiste Erdocio au poste de numéro 1. C'est très dur, car après il faut se remettre au travail. Mais depuis deux, trois matches, j'arrive à tenter des trucs, je fais de bonnes entrées, et ça marche. Maintenant, je laisse tout le reste de côté. Arrivera ce qui arrivera. Dans la vie, il faut avancer."

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Solidarité avec l'USAP et Franck Azéma

À commencer par le duel de samedi contre Clermont au Septeo Stadium où, en l'absence d'Erdocio retenu avec les Bleus pour affronter l'Afrique du Sud, il jouera "pour le plaisir", ce plaisir qui a fui ses anciens partenaires de l'Usap, englués à la place de lanterne rouge avec zéro point au compteur après huit journées, démission du manager Franck Azéma à la clé. "Ça me fait mal au cœur quand je vois la valeur du mec. De ce que j'ai entendu, il fait l'unanimité avec tous les joueurs qu'il a entraînés. J'aurais rêvé être entraîné par lui. Après, ça arrive qu'il y ait des débuts complètement ratés."

Et le Catalan Enzo Forletta de conclure solidairement : "Perpignan n'est pas à sa place aujourd'hui. Quand tu vois leur recrutement, je ne m'explique pas pourquoi la mayonnaise ne prend pas, mais je n'imagine pas une seule seconde qu'ils ne reviennent pas dans la course." Un seul souhait : que l'Usap ne se réveille pas pour la réception du MHR, le 22 novembre prochain.

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