Les capitaines des clubs de Première et Seconde Ligue avaient publié une tribune en avril pour réclamer les mêmes droits que leurs homologues masculins. Elles ont été entendues. Le syndicat des joueuses de football (UNFP) et le représentant des clubs (Foot Unis) ont annoncé lundi à l'AFP avoir trouvé un accord concernant la mise en place d'une convention collective pour les joueuses professionnelles à partir du 1er juillet.
Trois ans de négociations
Après trois ans de discussions, les deux parties ont levé lundi matin les derniers points de blocage, notamment sur le droit à l'image des joueuses, ont précisé à l'AFP les présidents de l'UNFP, David Terrier, et de Foot Unis, Victoriano Melero, ainsi que Vincent Ponsot, responsable du football professionnel féminin au sein du syndicat des clubs.
Une tribune en avril
En avril dernier, les joueuses avaient publié une tribune dans le journal L'Équipe intitulée « Même football, même exigence. Toujours pas les mêmes droits », où elles demandaient davantage de considérations des instances et dénonçaient l'absence de convention collective. Si elles reconnaissaient des efforts depuis le lancement de la Ligue Féminine de football professionnel, les capitaines des équipes des deux premières divisions françaises affirmaient pratiquer le même sport et encourir les « mêmes risques » que leurs homologues masculins, sans bénéficier des « mêmes protections ».
Une étape majeure
« Cette convention collective marque une étape majeure dans la reconnaissance, la structuration et la protection du football féminin en France », explique l'UNFP, qui précise que « les détails de l'accord seront communiqués prochainement ». L'accord, qualifié d'historique, sera applicable à partir du 1er juillet 2026.



