Finale Top 14 : MHR défie Toulouse, une opposition de styles explosive
Finale Top 14 : MHR défie Toulouse, styles opposés

Le Stade Toulousain a tout pour lui : le statut de favori, le poids de l'histoire, la faveur des pronostics. En face, le Montpellier Hérault Rugby subit tout l'inverse mais est prêt à tout renverser après avoir surmonté tant de crises. L'opposition de styles, caricaturale, préfigure une finale passionnante, qui pourrait faire éclore un nouveau MHR à la face du public.

Une finale sous tension

Samedi dernier, à Marseille, Mohamed Haouas – condamné pour violences conjugales en 2023 – a été hué sur chacune de ses interventions face au Stade Français, faisant écho à son président Mohed Altrad, épinglé cette semaine pour fraude fiscale. Preuve que l'étiquette de repris de justice accolée au Montpellier Hérault Rugby a repris de justesse le dessus, par-delà la belle qualification (25-15) du club pour la finale du Top 14, fruit d'un groupe au firmament de sa complicité.

Montpellier-Toulouse : quinze ans après

Montpellier-Toulouse. Comme on se retrouve, quinze ans après le précédent de 2011. Altrad venait alors de débarquer au MHR en sauveur quand, aujourd'hui, il pourrait le quitter en seigneur, dans l'hypothèse d'un épatant doublé Challenge-Championnat. Quatre ans après leur premier Brennus, les "méchants" sont de retour à Paris pour y défier le Real Madrid du rugby, triple tenant du titre escorté de son éternelle tradition de beau jeu.

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Opposition de styles

L'opposition de styles, caricaturale, fait le miel d'une finale occitane qui, comme toujours, doit tourner en faveur des "rouge et noir". La force de l'habitude, parce que Toulouse. "Humilité", plaide le manager Ugo Mola. "Il nous faudra un exploit", tranche son alter ego Joan Caudullo. Stars d'un côté, malabars de l'autre, chapeau-melon et corps de cuir revisités ce samedi soir au Stade de France.

Le MHR, une équipe de guerriers

Leaders et forts en caractère Nouchi, Vunipola, Verhaeghe… Coupes mulet, gueules de marlous, avec leur allure de "pénibles", les Montpelliérains incarnent ce rugby guerrier sans lequel leur ADN ne serait plus le même. S'il faut décrire la mue du MHR, après tant de critiques et d'humiliations, c'est dans cette force de caractère retrouvée qui, cercle vertueux oblige, aimante de nouveau le respect.

La stratégie montpelliéraine

A l'exemple des Bleus défiant les All Blacks, les Cistes savent qu'il faudra au préalable "casser la gueule" aux Toulousains, car point de salut sans domination devant. Et puis enfin, ils n'ont rien à perdre, sinon s'élever en héros. Le Stade peut dormir tranquille. Son succès pop-corn (71-17) face à La Rochelle, sa profondeur d'effectif, son palmarès historique, les faveurs des pronostics, la sympathie du public… Parfait pour la MHR, qui trace sa route habituelle, seul contre tous. "Tout Toulouse y croit. Mon Montpellier aussi", se persuade le capitaine Lenni Nouchi.

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