Démission de Nicolas de Tavernost à la LFP après le coup de BeIN Sports sur la Coupe du monde 2026
Démission à la LFP après le coup de BeIN Sports sur le Mondial 2026

Une démission fracassante dans le football français

Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel (LFP), a annoncé sa démission ce mercredi 11 février, dans un contexte de tensions exacerbées au sein de l'élite du football français. Cette décision intervient après que BeIN Sports a doublé Ligue 1+ sur les droits de diffusion de la Coupe du monde 2026, un coup dur pour la plateforme officielle du championnat.

Un conflit d'intérêts au cœur de la crise

Dans une interview au Monde, Nicolas de Tavernost a exprimé sa frustration, déclarant : « Je ne veux pas durablement m’accrocher dans une mission où je n’ai pas le soutien de tous ». Sans le nommer explicitement, il vise clairement Nasser Al-Khelaïfi, qui cumule les rôles de président du Paris Saint-Germain (PSG), membre du conseil d'administration de la LFP, patron de l'association européenne des clubs, et surtout président de BeIN Media Group.

Ce dernier a permis à BeIN Sports, une chaîne du groupe qatari, de décrocher les droits de diffusion de la Coupe du monde 2026, en s'entendant directement avec la Fédération internationale de football association (FIFA). Cet accord a été conclu au détriment de Ligue 1+, qui avait pourtant trouvé un accord préalable avec la FIFA pour diffuser l'intégralité des 104 rencontres de la compétition.

Les conséquences pour le football français

Nicolas de Tavernost regrette amèrement que toutes les formations de l'élite ne « concourent » pas « à la réussite » de la plateforme Ligue 1+, qui est cruciale pour la promotion et le développement du championnat tricolore. Il souligne ainsi les difficultés rencontrées pour tenter de développer la chaîne du football français, alors que le club le plus puissant, le PSG, lui met « des bâtons dans les roues ».

La Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet, représentait une opportunité majeure pour Ligue 1+ de renforcer sa visibilité et son attractivité. La perte de ces droits au profit de BeIN Sports est perçue comme un revers stratégique significatif, mettant en lumière les conflits d'intérêts au sein des instances dirigeantes du football français.

Cette démission soulève des questions sur l'avenir de la gouvernance du football professionnel en France, notamment en ce qui concerne l'équilibre des pouvoirs entre les clubs, les médias, et les institutions comme la LFP. L'épisode illustre les tensions persistantes entre les intérêts commerciaux et le développement collectif du sport.