Diego Simonet : une dernière danse de feu avec Montpellier et la qualification en LDC
Diego Simonet : dernière danse de feu et qualification en LDC

Pour le dernier match de la carrière de Diego Simonet, le MHB s'est imposé face à Nîmes (34-30), samedi 6 juin, dans un derby fort en émotions. Vendredi soir, il a pris le temps de réunir tous ses coéquipiers autour de lui à l'issue de l'entraînement. Probablement pour que l'émotion ne vienne pas trop l'étreindre, au soir de son dernier match, cet ultimo baile. Une sorte de veillée d'armes avec ses compagnons de route comme son "frère sur le terrain" Valentin Porte.

Des adieux grandioses

Diego Simonet a fait ses adieux de joueur de handball dans une Arena où son visage souriant (comme toujours) s'affichait sur tous les sièges. La famille aussi a fait le voyage d'Argentine, même Sebastian son frère aîné arrivé tout juste d'Argentine, mais aussi son ancien coach qui l'a vu débuter au pays, et bien sûr Patrice Canayer, celui qui l'a fait venir à Montpellier. Les deux hommes ont d'ailleurs partagé un abraso au moment du coup d'envoi. Avant, l'Arena avait fait un boucan de tous les diables pour saluer l'entrée dans la salle de son idole, son Chino.

Mission accomplie pour Montpellier

Montpellier n'aura donc pas gâché la fête de son futur retraité et maître à jouer durant 13 saisons, Diego Simonet. Afin de préserver sa place sur le podium et son billet pour la prochaine Ligue des champions, le MHB devait s'imposer face à des Nîmois en roue libre depuis plusieurs semaines. Contrat rempli. Mention spéciale toutefois à Zvonimir Srna et Charles Bolzinger. Dans une entame de match échevelée, le premier a dynamité la défense de la “Green team” ; le second a fermé toutes les portes dans ses buts. Après 10 minutes de jeu, l'affaire était entendue (12-5, 17e). Le dernier show de Diego Simonet pouvait alors se mettre en place.

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Vainqueurs du Trophée des champions et de la Coupe de France, demi-finalistes de la Ligue européenne et donc troisièmes du championnat derrière les intouchables Paris (1er) et Nantes (2e), le tout après 60 matches, les Montpelliérains affichent un superbe bilan. Les quatre semaines de vacances ne seront pas de trop.

Nîmes à bout de souffle

À part leur honneur, les Nîmois n'avaient rien à défendre lors de cette dernière journée de championnat. S'ils ont bien mouillé le maillot – le derby donne des ailes – ils sont apparus à bout de souffle par moments malgré une belle réaction en fin de chaque mi-temps (merci Pardin, merci Faustin !). Les Gardois terminent finalement 11es de Starligue avec 9 victoires, 3 nuls et… 18 défaites. Le prochain chapitre de l'Usam s'écrira sans le coach David Degouy, “invité” à aller voir ailleurs si le parquet est plus vert.

Tableau d'honneur et descentes

Outre le PSG, Nantes et le MHB, qualifiés pour la Ligue des champions à l'issue de ce dernier acte, Limoges (4e), poils à gratter des Héraultais toute la saison, et Chambéry (5e), qui se sera fait peur jusqu'à la dernière seconde, joueront la Ligue européenne. En bas du classement, Istres accompagnera Dijon en Proligue.

Mais l'histoire retiendra surtout les derniers instants sur un terrain de Diego Simonet, un joueur à part et chic type. Salut maestro ! L'Argentin qui rongeait un peu son frein sur le banc e touche. Parce qu'il était touché à la cheville, parce qu'il y avait une place en Ligue des champions à sécuriser. Alors ses coéquipiers ont fait le taf, en prenant suffisamment de marge pour lui offrir cette dernière danse. Jusqu'à cette 20e minute où il a fait son entrée avant de faire exploser l'Arena sur un but, dans un cri qu'on a dû entendre jusqu'à Buenos Aires.

Comme un junior

On l'a ensuite vu se battre comme un lion, plonger sur les ballons comme un junior, oubliant toutes ses douleurs. Parce que l'Usam avait décidé d'entrer dans ce tango pour mettre un peu de suspense. Puis l'Arena s'est levée comme un seul homme pour donner à Diego Simonet un dernier frisson. Seul sur le terrain, il s'est offert un dernier but, une dernière danse avec cette petite balle qui pègue. Face à des Nîmois qui ont compris l'enjeu émotionnel de la soirée.

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Baptiste Nicot s'en va

C'était dans l'air depuis plusieurs semaines. Baptiste Nicot ne sera plus l'adjoint d'Erick Mathé la saison prochaine. Arrivé le 1er juillet 2024 dans les bagages de l'ancien coach de Chambéry, ce jeune préparateur physique reconnu, 35 ans seulement, n'a visiblement pas réussi à se faire une place sur le banc du Montpellier Handball. Sans doute un peu trop effacé au goût d'une partie des joueurs, il n'était plus dans les petits papiers d'Erick Mathé avec qui il traîne ses guêtres depuis plus de 10 ans et un passage aux Girondins de Bordeaux (moins de 18 ans). Interrogé sur les raisons de ce départ, Baptiste Nicot s'est refusé à tout commentaire. Selon nos informations, Jérôme Diaz, apparu ces derniers mois au plus près de l'équipe, devrait reprendre le flambeau.

À l'instar de Kylian Prat et de Lucas Pellas, les deux joueurs partants l'été prochain, Baptiste Nicot a été honoré, hier soir, à l'issue de la rencontre. L'heure était venue pour les hommages, l'émotion et les larmes. "Je remercie les Blue Fox, les bénévoles pour toutes ces émotions pendant ces 13 ans ensemble. Dès le début j'ai senti que j'étais montpelliérain grâce à vous. Je remercie Patrice Canayer, Rémy Levy et Serge Granger, qui ont cru en moi, un Argentin de 23 ans qui ne parlait même pas français. Et Julien Deljarry qui a continué à croire en ce vieil argentin de 34 ans, il fallait avoir les cojones. J'ai profité comme un gamin de ces derniers mois. Profitez parce que ça passe vite". Muchas gracias señor Simonet…