Quelques jours après avoir quitté Monaco, les deux adolescentes, Chloé de Bretagne et Chloé de Nice, 16 et 15 ans, peinent encore à redescendre de leur nuage. Leur premier Grand Prix côte à côte a dépassé toutes leurs attentes. « C'était exceptionnel, même mieux que ce qu'on avait imaginé », confie la Niçoise.
Une notoriété inattendue
Pour voir au plus près leurs idoles dans la fan zone, les deux amies se sont levées à l'aube. « Le vendredi, nous sommes arrivées à 4 heures du matin pour être le mieux placées possible. Je pense que c'est le seul moment où on peut dormir dans la rue à Monaco [rires] », raconte la Bretonne. À ce niveau de passion, un tel engagement engendre forcément des émotions qui prennent le dessus sur tout le reste. « On arrivait à peine à sortir nos téléphones tellement on vivait le moment. On avait les larmes aux yeux d'être si proches et d'avoir pu faire signer nos combinaisons et casquettes », se remémore la jeune bretonne, qui a eu la chance de voir le vainqueur du Grand Prix, Kimi Antonelli, signer sa casquette Mercedes.
Leur première à Monaco a aussi été marquée par une notoriété inattendue. Repérées par des journalistes, et même par des membres d'écuries, elles sont apparues sur les réseaux sociaux de plusieurs comptes au fil du week-end. « C'est fou, on a été reconnues dans la rue, les gens nous demandaient des selfies. On ne s'attendait pas à devenir des personnages, entre guillemets, du Grand Prix », développe la Niçoise. Leurs différentes tenues aux couleurs des équipes et notamment une combinaison Ferrari, signée par le septuple champion du monde Lewis Hamilton, ont attiré l'attention. « Des gens venaient nous voir pour nous demander de voir la signature », complète l'adolescente.
Des rencontres marquantes dans le paddock
Au cours du week-end, les deux Chloé ont accumulé des souvenirs précieux. Parmi eux, une interaction… qu'elles ne sont pas près d'oublier. « J'ai voulu faire signer ma combinaison à Charles Leclerc à travers une grille, sauf que mon bras est resté coincé entre les barreaux. Du coup il s'est un peu moqué de moi, mais bien sûr sans méchanceté et avec beaucoup de bienveillance », se souvient la Niçoise. En parlant du pilote monégasque, son abandon a légèrement amoindri la joie de cette dernière. Quant à son amie, sa réaction au moment du drapeau à damiers après la victoire de Kimi Antonelli, était sans équivoque : « Je pleurais des larmes de joie ! »
Autre potentiel moment fort à venir découlant de ce Grand Prix de Monaco : une possible invitation, postée sous une vidéo de Nice-Matin, pour assister à une course de NASCAR en compagnie de l'équipe du pilote Michel Disdier. Même si pour l'instant rien n'a encore été acté, « on a pu le remercier pour son message, c'est incroyable pour nous d'avoir de tels contacts », explique Chloé de Nice.
Des vocations encore plus affirmées et de futurs GP en ligne de mire
Au-delà de l'expérience vécue, ce séjour à Monaco a renforcé l'ambition des deux jeunes femmes. Pour la Niçoise, qui souhaite devenir ingénieure pour une écurie de Formule 1, ce week-end a encore renforcé cette volonté. Pour l'autre Chloé, c'était encore davantage concret. Dans sa quête pour devenir journaliste spécialisée, elle a pu rencontrer des professionnels de l'équipe Canal + et même être invitée sur le plateau de la chaîne. « C'est important qu'ils aient mon visage en tête. Même si ça ne donne rien tout de suite, je trouve que c'est très positif », détaille-t-elle.
Penser à l'avenir professionnel oui, mais aussi aux futures échéances à vivre en tant que passionnées. Pour les deux amies, l'objectif est de retrouver le monde de la F1 au plus vite. La Niçoise fera le déplacement le week-end du 17 au 19 juillet à Spa, en Belgique. Ensemble, elles envisagent d'aller à Monza et, bien sûr, de se retrouver l'an prochain pour le Grand Prix de Monaco, « si les dates du bac de français me le permettent », espère la Bretonne.



