Le Royaume-Uni n'enverra que trois policiers pour la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, faute de financement américain. À titre de comparaison, 40 agents s'étaient rendus en Allemagne pour l'Euro 2024.
Un dispositif de sécurité allégé
Les policiers britanniques accompagnant les supporters joueront le rôle d'« interprètes culturels » pour aider leurs homologues américains. La police britannique a annoncé, ce jeudi, qu'elle n'enverrait que trois agents aux États-Unis pendant la Coupe du monde de football 2026. Les autorités déplorent notamment l'absence de financement du pays hôte, souvent nécessaire à ce type de déplacement.
« Les États-Unis ne financent pas les délégations itinérantes cette fois-ci », regrette Mark Roberts, responsable des opérations de police liées au football. À titre de comparaison, l'Allemagne avait permis la venue de 40 agents britanniques lors de l'Euro 2024.
Risques de débordements
L'Angleterre et l'Écosse disputeront leurs trois premiers matchs de groupe aux États-Unis, avec des risques de débordements si l'on se souvient des tristes scènes de la finale de l'Euro 2021 du côté de Wembley à Londres.
« Nos supporters lors des Coupes du monde se comportent vraiment bien… Je ne prévois pas de problèmes, mais il est clair que nous préférerions avoir une présence sur place capable d'intervenir si des incidents devaient se produire », déplore Mark Roberts dans des propos rapportés par Reuters.
Le rôle des trois policiers
Les trois policiers britanniques, dont les identités n'ont pas été dévoilées, joueront le rôle d'« interprètes culturels » pour aider leurs homologues américains à comprendre leurs supporters. « Ils seront peut-être bruyants, ils feront peut-être du bruit, ils auront sans doute bu un verre ou deux, mais nous essaierons souvent de calmer et dire : Ce n'est pas un problème, ce n'est pas le signe avant-coureur de troubles », explique le responsable des opérations de police liées au football.
Mark Roberts a tenu à souligner qu'il ne critiquait pas la décision américaine et qu'il n'y avait aucune hostilité à l'égard d'un déploiement britannique. Deux agents britanniques supplémentaires travailleront avec les autorités américaines au Centre international de coopération policière, basé à Washington.



