Claude Puel avant Nice-Saint-Etienne : « Un adversaire qui a beaucoup d’arguments »
Claude Puel : « Saint-Etienne a beaucoup d’arguments »

L'entraîneur de l'OGC Nice Claude Puel s'est présenté face à la presse ce lundi, trois jours après la défaite en finale de Coupe de France contre Lens (3-1), mais surtout à la veille du barrage aller L1/L2 à Saint-Etienne (20h45). Extraits de sa conférence de presse.

La digestion de la finale perdue

« On a repris hier matin (dimanche). Je pense que le groupe est déjà passé à autre chose. On est focus sur notre prochain match à Saint-Etienne. Il y a eu beaucoup de déception à la fin du match, c'est tout à fait normal. Que ce soit pour ceux qui étaient en décrassage ou ceux qui ont vécu un entraînement plus poussé, ils étaient très présents, avec beaucoup d'intensité, donc c'était bien. »

L'adversaire

« Nous serons face à une équipe qui va avoir beaucoup d'ambition devant son public, qui va être poussée. J'avais regardé leur rencontre contre Rodez, qui avait fait un très bon match. Saint-Etienne avait joué un peu petit bras. Ils avaient eu beaucoup de mal à se libérer. Ils se sont qualifiés aux penalties. On s'attend à ce qu'ils soient bien et compétitifs contre nous. »

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Les incertitudes autour des internationaux

« Il n'y a pas de problème avec nos deux Sénégalais Diouf et Mendy. Kojo (Oppong), à l'heure actuelle, peut être officiellement présent pour ce premier match. Pour le reste, on attend toujours des autorisations pour les autres joueurs concernés (Boudaoui, Abdi, Abdul Samed). »

Les difficultés pour préparer ce match

« Ce sont des choses qu'on a prises en considération, et le groupe le sait aussi. On doit s'adapter tout simplement. On ne peut pas faire spécialement de répétitions, et on ne peut pas déjà mettre en place certaines choses, mais c'est comme ça. Il faut avancer. »

La conscience de l'enjeu

« L'enjeu n'a jamais été mis de côté. Ce n'est pas parce que je ne vais pas en parler devant vous qu'il n'est présent. Il l'est au quotidien et vous le rappelez également vous-même tous les jours. Donc ce n'est pas la peine d'en rajouter devant vous. Il faut connaître l'enjeu, mais il ne faut également pas déjouer, s'éloigner de ce qu'on doit faire, les ingrédients qu'on va mettre en place. Je pense que là-dessus, la finale était intéressante. Nos supporters nous ont beaucoup poussés, c'était vraiment sympa, mais on était quand même en infériorité numérique. C'était un stade qui était grandement acquis à la cause de Lens. Je ne pense pas qu'on ait vu nos joueurs timorés. On l'a fait au Stade de France. Pareil à Strasbourg. On a déjà vécu des choses dans des ambiances contre nous. Et on a répondu présent. »

La difficulté d'être favori

« C'est une belle équipe de Saint-Etienne qui a beaucoup d'arguments sur le plan offensif. Le deuxième match, on le jouera à huis clos comme vous le savez. Sur la ligne de départ, chaque équipe a des possibilités et des arguments. »

L'absence des supporters au retour

« C'est toujours mieux quand on a ses supporters, c'est évident. On dispute ce barrage dans l'adversité, on ne le cache pas, que ce soit au niveau des internationaux absents, de nos supporters... Ce sont des choses qu'on a actées, on n'accentue pas ce problème-là. Ça doit être une source de motivation supplémentaire. »

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La mise au point sur son passage à Saint-Etienne

« Je vais faire une petite mise au point à ce sujet. Parce qu'il y a une perception qui est souvent galvaudée. On ne retient que le résultat. J'aimerais énoncer les défis qui ont été mis de côté. Quand j'arrive, le club est mal-classé à l'automne. Et est en grosse difficulté financière. Le Covid, la perte du diffuseur... C'était un club qui était en grande délicatesse financière, qui était surveillé par la DNCG. Ma mission, c'était d'essayer de créer des actifs. Et générer des fonds pour le club. Et c'est ce qu'on a fait. On a développé beaucoup de jeunes. Et grâce à ces jeunes, Saint-Etienne a pu se maintenir d'un point de vue administratif. Parce que son futur était plutôt dans la lignée de celui de Bordeaux. Donc c'était quelque chose de très important. J'aurais bien aimé aller au bout du cycle. Et essayer de maintenir cette équipe. Je n'en ai pas eu l'occasion, puisque je suis parti même pas à la moitié de saison. Et on était à deux points de la première place non-relégable. Il fallait batailler. Mais enfin, une grosse partie de ma mission a été faite pour éviter des sanctions financières très importantes. En quatre mercatos, nous n'avons jamais pu faire un achat de joueurs. Ça veut tout dire. Pas parce que je n'en voulais pas. J'ai rempli une moitié de ma mission. Parce que le fait que tous ces jeunes aient été vendus a généré plusieurs dizaines de millions d'euros. Et après, il manque le fait de ne pas avoir pu boucler jusqu'au bout le maintien de l'ASSE. C'est tout simplement remettre les choses en perspective. Parce qu'on entend beaucoup de choses. »