La Belgique a infligé une défaite cinglante aux États-Unis (4-1) en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, disputé lundi au Lumen Field de Seattle devant 66 925 spectateurs. Les Diables Rouges, portés par un doublé de Charles De Ketelaere (9e, 33e) et des réalisations de Hans Vanaken (57e) et Romelu Lukaku (90e+3), ont surclassé une équipe américaine pourtant soutenue par un public fervent. Les États-Unis, qui avaient terminé premiers de leur groupe et éliminé la Bosnie-Herzégovine (2-0) au tour précédent, n'ont pas su répondre face au premier adversaire de calibre, malgré l'égalisation de Malik Tillman (31e).
Un match marqué par le scandale Balogun et les erreurs individuelles
L'avant-match a été dominé par la polémique autour de Folarin Balogun, dont la suspension avait été levée par la FIFA après une intervention de Donald Trump. Titulaire, Balogun a été accueilli par un rugissement du public, mais n'a pas pesé sur la rencontre. Les États-Unis ont été plombés par une bourde du gardien Matt Freese, qui a offert le troisième but belge sur un dégagement raté (57e). La sortie sur blessure de Christian Pulisic (59e) a scellé le sort des locaux. Selon la fiche technique, les Belges ont cadré 8 tirs contre 4 pour les Américains.
La Belgique défiera l'Espagne en quarts
Les Diables Rouges, qui avaient peiné en phase de groupes et survécu face au Sénégal en seizièmes, ont justifié les choix forts de l'entraîneur Rudi Garcia. Ce dernier s'était passé de Kevin De Bruyne et avait aligné De Ketelaere, auteur d'un doublé décisif. La Belgique affrontera l'Espagne en quart de finale, après la victoire de la Roja sur le Portugal (2-1) plus tôt dans la journée.
Mbappé victime de propos racistes : Macron et le Paraguay condamnent
En parallèle, une polémique raciste a éclaté après les propos de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla contre Kylian Mbappé. Sur X, elle a écrit : « Cet abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. » Mbappé a répondu en qualifiant la sénatrice de « méprisable » et « indigne de sa fonction », ajoutant : « Vous ne représentez pas le Paraguay. » Emmanuel Macron a apporté son soutien au capitaine des Bleus, dénonçant des « attaques racistes ». Le gouvernement paraguayen a jugé ces propos « contraires aux valeurs et principes qui inspirent la dignité humaine ». La sénatrice Amarilla, 61 ans, membre du Parti libéral d'opposition, est connue pour ses polémiques.



