La présidente de Basket Landes, encore bercée des chants de joie de la victoire en Coupe de France, ne cache pas que le club rêve d'un doublé historique. Pour cela, une seule solution : commencer par éliminer Lattes-Montpellier ce samedi soir (20 h 50).
Un repos bien mérité après le sacre
Elle l'avoue en riant : elle a beaucoup, et bien, dormi dimanche 26 avril après la victoire en Coupe de France. Audrey Lacroix, stressée devant l'éternel, n'a jamais caché que les jours de gros matchs sont pour elle source d'une grande souffrance morale voire même physique. Alors la présidente de Basket Landes a d'autant plus savouré le moment, ou plutôt les moments, qui ont jalonné ce voyage à Paris vers une troisième Coupe de France en cinq ans, et quatre finales.
Petit entretien avant un autre grand rendez-vous et cette demi-finale retour contre Lattes-Montpellier qui pourrait ouvrir les portes vers une nouvelle finale et un pourquoi pas un doublé inédit dans une saison déjà hors-norme.
Une image gravée dans les mémoires
Une semaine après la victoire en Coupe de France face à Villeneuve-d'Ascq (77-65), quelle image vous revient immédiatement à l'esprit ?
Il y en a plein, évidemment, mais la plus belle, c'est certainement ce mur bleu et blanc dans cette superbe salle de Bercy. Quand les filles vont présenter la coupe aux supporteurs, avec toutes ces belles lumières, c'était vraiment magnifique.
Un sentiment de confiance précoce
À quel moment vous êtes-vous dit que cette coupe était pour vous ?
Sans prétention aucune, je l'ai senti assez vite et je peux dire que je n'ai jamais beaucoup tremblé. Même sur la fin du match, même avec une Alexis Peterson déchaînée, je n'ai pas eu peur. J'ai vraiment réalisé au milieu du troisième quart-temps et cela m'a permis de relâcher la pression et de profiter vraiment du match.
Une demi-finale aller stressante
Et mercredi, comment avez-vous vécu la demi-finale aller à Lattes, que vous avez suivie à la télévision ?
Alors là, de façon totalement différente : on savait que ça serait difficile et ça l'a été ! J'ai tremblé jusqu'à la fin, mais tout en restant optimiste. Je me doutais qu'il y aurait de la fatigue, surtout mentale, mais Julie (Barennes, la coach) le dit depuis longtemps et elle a raison : cette équipe est la plus forte mentalement que Basket Landes ait eue depuis plusieurs années.
Un discours mesuré avant le match retour
Êtes-vous allée voir le groupe avant le match retour, comme vous l'aviez fait avant la finale à Bercy ?
Avant la coupe, j'étais allée les voir pour leur délivrer un discours très positif, pour leur dire que c'était le moment de se payer elles, plus que pour le club. Je vais passer les voir (entretien réalisé ce vendredi matin, avant la séance) mais à part pour les féliciter de leur victoire à l'aller, je ne leur dirai rien, c'est inutile. Elles ont tout intégré et ce n'est pas la peine d'y revenir : ce doublé, elles n'ont pas besoin de moi pour l'avoir déjà en tête.
La foi en un doublé
Et vous, y croyez-vous ?
Évidemment ! Ce doublé, elles l'ont au bout des doigts, j'y crois ! Elles ont montré leur constance tout au long de la saison, ce n'est pas rien que de terminer premières de la phase régulière. Bien sûr qu'on y pense. Mais on ne va pas s'attirer le mauvais œil et on va déjà se concentrer sur Lattes-Montpellier. Il sera ensuite bien temps de se projeter.
Un après-match pas comme les autres
Samedi soir, l'après-match de cette demi-finale retour sera un peu différent de ce qui se pratique d'habitude, pour une très bonne raison : la réception VIP sera remplacée par une buvette géante ouverte à tous à l'occasion de la présentation de la Coupe de France aux supporteurs. Un autre « protocole » a été anticipé par la direction de BL : celui des hommages aux partantes en fin de saison, si jamais Lattes-Montpellier parvenait à gâcher la fête et se qualifiait pour la finale. Un scénario traditionnellement organisé lors du dernier match de la saison à Mitterrand qu'Audrey Lacroix espère évidemment repousser de deux semaines…



