Après 17 saisons à haut niveau, Mickaël Le Bihan a disputé le 16 mai dernier son dernier match comme footballeur professionnel. Une victoire 1-0 avec l’Etoile FC Fréjus/Saint-Raphaël et un maintien en National 2 à la clé, avec le brassard autour du bras. Quelques jours plus tard, nous avons demandé à l’ancien Aiglon (27 matchs pour 5 buts entre 2015 et 2019) d’isoler pêle-mêle les personnes les plus marquantes qu’il a côtoyées sur les pelouses de l’Hexagone.
L’adversaire le plus fort
« Neymar, sans hésiter. On dirait qu’il est à l’arrêt mais, quand il démarre, c’est vraiment impressionnant. J’ai eu la chance de ne jamais perdre contre le PSG. »
Le joueur le plus sous-côté
« Pierre Lees-Melou à Nice. Il a toujours été propre. C’est une valeur sûre de la Ligue 1. Il fait une belle carrière avec Brest, le Paris FC, mais je le verrais bien dans une belle équipe qui joue le haut de tableau. »
Le coéquipier le plus fou
« Mario Balotelli, même si Allan Saint-Maximin est pas mal. Ils sont très marrants, des fous, des spécimens mais des bons mecs. Mario prenait son déo et un briquet et faisait un lance-flammes dans le vestiaire. Un jour, une liste de ce qu’il avait fait comme bêtises pendant sa carrière est sortie. J’en ai parlé avec lui. Les pétards, les feux d’artifice, les accidents de voiture… Il m’a confirmé qu’il avait presque tout fait (rires). »
Le défenseur le plus rugueux
« La défense parisienne. Thiago Silva était plus dans l’anticipation. Presnel Kimpembe venait se coller au corps. Il était rugueux. Avec Marquinhos, ils m’ont impressionné. »
L’échange de maillot le plus fier
« Celui de Thiago Silva. C’est le seul maillot que j’ai demandé alors que je ne le connaissais pas. J’étais obligé. C’était le PSG et un joueur que j’adorais. Je lui ai demandé pendant le match alors qu’on gagnait. Il a été grand seigneur. Sinon, je n’échangeais qu’avec des joueurs que je connaissais. »
Le transfert qui ne s’est jamais fait
« L’année où je pars de Dijon (2023), je suis en discussion avec un club de Ligue 1. Dijon demandait de l’argent et le club ne voulait pas s’aligner. C’est celui où j’ai le plus de regrets car j’aurais pu retrouver la Ligue 1 à 32 ans. J’ai toujours privilégié la France et j’ai toujours bien rebondi. »
Le coach le plus inspirant
« J’hésite entre Jean-Marc Furlan et Claude Puel. J’étais venu à Nice pour lui. Je n’ai fait que trois matchs. C’est un regret de n’avoir pas travaillé plus longtemps avec lui. Jean-Marc Furlan m’a redonné confiance après mes blessures. »
Les meilleures causeries d’avant-match
« Pascal Dupraz. On a tous en tête celle avec Toulouse lors du maintien (en 2016). Ses causeries étaient incroyables. À Dijon, il est venu pour une opération maintien. On fait une fin de saison incroyable, mais on perd au Havre. Ils montent et on descend. On avait perdu trop de matchs avant qu’il arrive. Il te donnait la grinta pour tout arracher sur le terrain. »



