Paul Seixas aborde la Flèche Wallonne avec sérénité et ambition
À la veille de la Flèche Wallonne, prévue ce mercredi 22 avril, le coureur cycliste Paul Seixas a exprimé son impatience de se confronter au légendaire Mur de Huy. Lors d'une conférence de presse ce mardi, il a souligné qu'il aborderait cette classique ardennaise avec un appétit certain, mais en évitant toute pression excessive. Dans un contexte marqué par les absences notables de Tadej Pogacar et Remco Evenepoel, Seixas refuse cependant de s'auto-proclamer grand favori.
Une approche mesurée face au défi du Mur de Huy
"Je ne me situe pas en me disant que j'arrive en grand favori", a-t-il déclaré. "Mon point de vue, c'est plutôt de me tester sur cet effort court et intense que représente le Mur de Huy. Je n'ai aucune certitude, car je ne me suis encore jamais mesuré directement à d'autres puncheurs de très haut niveau. Je sais que je peux être performant, mais je ne me suis pas fixé l'objectif obligatoire de gagner."
Lors de la reconnaissance du parcours, Seixas a découvert le fameux Mur, dont la réputation n'est plus à faire. "La seule chose qui m'a surpris, c'est l'état de la route, un peu plus mauvais que ce que j'imaginais", a-t-il confié. "Pour le reste, je m'attendais à une pente vraiment raide, et c'est effectivement le cas. Je l'ai vu de nombreuses fois à la télévision, mais le fait de ne pas l'avoir encore affronté en course peut jouer un rôle. C'est pourquoi je ne me mets pas la pression de devoir absolument remporter cette épreuve. Cela va être une belle découverte."
Stratégies et perspectives pour les classiques ardennaises
Interrogé sur la tactique employée l'an passé par Pogacar, qui avait attaqué tôt dans le Mur, Seixas a répondu : "C'est sûr que c'est plus intéressant pour moi quand la course se lance de loin". "Mais l'année dernière, Pogacar était vraiment très dominant, au-dessus de tout le monde. Avec le froid et la pluie, les conditions étaient aussi très particulières. On verra comment les choses se déroulent pour moi cette fois."
Concernant l'importance relative de la Flèche Wallonne et de Liège-Bastogne-Liège, prévue ce dimanche, le coureur a nuancé : "Je dirais que c'est Liège qui est la plus importante, car c'est un Monument". "Mais la Flèche reste une course mythique, pas un Monument mais presque, un très beau spectacle à voir à la télévision. Forcément, j'avais envie de la disputer un jour."
Sur la possibilité de battre Pogacar à Liège-Bastogne-Liège, Seixas a fait preuve de réalisme : "Je ne peux pas me permettre de baisser les yeux au départ". "Ce n'est pas possible. Je ne pars jamais avec une mentalité défaitiste, en me disant que je vais jouer la deuxième place. Après, c'est la réalité du terrain qui tranchera. Mais je vais me battre, même s'il est très fort, peut-être le meilleur coureur de tous les temps. J'ai hâte, c'est toujours une belle expérience de courir contre lui. C'est un honneur et cela permet aussi de se tirer vers le haut, de voir ce qu'il manque."
Confiance grandissante et gestion des attentes
Évoquant son style de course récent, plus offensif, Seixas a expliqué : "J'ai un peu plus confiance en mon niveau et j'ai aussi progressé, donc je peux me permettre de prendre davantage les choses en main". "L'année dernière était ma première saison professionnelle, j'avais beaucoup à apprendre et pas le même niveau qu'aujourd'hui. C'est sûr que c'est plus agréable pour moi, cela m'offre plus d'opportunités."
Quant à savoir s'il commence à inspirer de la crainte chez les meilleurs, il a répondu avec modestie : "Alors, je ne sais pas si on peut parler de peur". "Mais je fais partie de ceux qui peuvent lutter avec eux. On verra dimanche, j'imagine."
Sur la gestion des attentes médiatiques et publiques, il a ajouté : "Je n'y fais pas particulièrement attention, je reste concentré sur mes objectifs". "Je suis content de pouvoir jouer un rôle de premier plan sur des courses prestigieuses. Mais il y a encore beaucoup de choses à améliorer."
Enfin, concernant sa participation au Tour de France, Seixas a précisé : "On a dit qu'on en parlerait après Liège". "Tout est maintenu pour l'instant, rien n'a bougé."



