Paul Seixas, le phénomène français, vise l'histoire à la Flèche Wallonne
Seixas, 19 ans, vise le record à la Flèche Wallonne

Paul Seixas, le phénomène français, prêt à défier l'histoire à la Flèche Wallonne

À seulement 19 ans, Paul Seixas, le talent émergent de l'équipe Decathlon CMA CGM, s'apprête à vivre un moment historique ce mercredi lors de la 90e édition de la Flèche Wallonne. Enchaînant les performances remarquables depuis le début de la saison, le Lyonnais pourrait battre un record de précocité vieux de près d'un siècle sur cette classique ardennaise.

Un palmarès déjà impressionnant pour un si jeune coureur

Deuxième du Tour de l'Algarve et des Strade Bianche, vainqueur de la Classic Ardèche et du Tour du Pays basque avec trois étapes à la clé, Seixas s'est imposé comme l'épouvantail de cette édition malgré son jeune âge. Une victoire mercredi ferait de lui le plus jeune vainqueur de l'histoire de cette course, battant largement le record établi par Philémon De Meersman en 1936, alors âgé de 21 ans et 150 jours.

Une délégation française particulièrement forte

Le plateau de cette édition ressemble à un véritable championnat de France, tant les coureurs tricolores débarquent en force. Privée des superstars mondiales Tadej Pogacar et Remco Evenepoel, qui préfèrent se préserver pour Liège-Bastogne-Liège dimanche, la course voit émerger une horde bleue déterminée.

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Kévin Vauquelin, deuxième ces deux dernières années, apparaît comme l'un des principaux favoris aux côtés de Seixas. Lenny Martinez, quatrième l'an dernier, Romain Grégoire, Benoît Cosnefroy, Axel Laurance et Valentin Paret-Peintre complètent cette impressionnante délégation française qui devra cependant composer avec le Danois Mattias Skjelmose.

L'épreuve du terrible mur de Huy

La curiosité est immense de voir comment le jeune prodige français va s'y prendre dans l'ascension mythique du mur de Huy. Cette côte terriblement raide de 1,3 kilomètre à 9,6% accueille le dénouement de la course depuis quatre décennies.

« Gagner au sommet du mur de Huy, c'est aussi beau que c'est horrible », résume Julian Alaphilippe, triple vainqueur de la Flèche Wallonne. Le jeune Seixas a découvert cette ascension légendaire à l'entraînement mardi matin, déclarant : « Je m'attendais à ce que ce soit vraiment raide. Et c'est vraiment raide. »

Une stratégie déjà élaborée

Malgré son refus de l'étiquette de grand favori - « Je n'ai aucune certitude puisque je ne me suis encore jamais mesuré face à d'autres très bons puncheurs » - Seixas bénéficie d'un plan de course précis élaboré avec son directeur sportif Julien Jurdie.

L'idée serait d'attaquer relativement tôt dans le mur, à l'image de ce qu'avait réussi Pogacar l'an dernier avec une accélération lancée à 450 mètres de la ligne. « C'est un petit peu l'idée qu'on a. On sait que ce n'est pas le point fort numéro un de Paul Seixas de déboucher à 200 mètres de la ligne », a expliqué Jurdie, tout en louant les qualités de placement et l'agressivité technique de son protégé.

Un test crucial avant les grands rendez-vous

Cette Flèche Wallonne représente un test crucial pour Seixas, qui jusqu'à présent a surtout brillé dans les épreuves plus longues. Formé pour les grands cols du Tour de France qu'il pourrait découvrir dès cette année, le jeune Lyonnais doit maintenant prouver ses qualités de puncheur dans un effort bref mais extrêmement violent.

Sept Français se sont déjà imposés au sommet du chemin des Chapelles, nom officiel de la rue qui mène au mur de Huy, dont Bernard Hinault, Laurent Jalabert, Laurent Fignon et Raymond Poulidor. Paul Seixas pourra-t-il s'inscrire dans cette prestigieuse lignée malgré son inexpérience sur ce terrain particulier ? La réponse mercredi pourrait marquer le début d'une nouvelle ère dans le cyclisme français.

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