Deux semaines après les courses de sélection à Vaires-sur-Marne, la Coupe du monde de canoë-kayak reprend ses droits sur le bassin de Szeged, en Hongrie, du vendredi 8 au dimanche 10 mai. Deux Périgourdins figurent dans la sélection française : Maxence Barouh et Manon Hostens.
Maxence Barouh : une grande première en sprint
Pour le Marsacois Maxence Barouh, âgé de 30 ans, cette compétition marque une grande première. « Première Coupe du monde, première sélection et première à l’avant du bateau », confie-t-il. Multimédaillé mondial en descente, il découvre le sprint et occupe une place importante dans le kayak. « On n’a pas le droit de s’effondrer », souligne-t-il. Vendredi 8 mai, il devra gérer le rythme et la direction dans son K4 500 mètres. « Je suis content et excité », ajoute-t-il.
Tout est allé très vite pour Barouh, qui a découvert l’embarcation il y a seulement deux semaines. Après les sélections, il a participé à un stage d’une semaine à Vaires-sur-Marne pour se caler avec ses coéquipiers et créer une synergie. « À Szeged, les dernières séances d’avant-course sont encourageantes », dit-il. Avec Noé Martin, Francis Mouget et Guillaume Keller, le Marsacois sera en piste ce vendredi 8 mai à 10 h 24.
Fort de sa longue expérience en descente, Barouh espère apporter « la fougue de la découverte, de l’insouciance » à l’équipe de France. Mais les objectifs sont clairs : « Nous avons une qualification olympique à aller chercher sur les deux ans qui viennent. Il faut être performant dans la durée. On a tous le potentiel. » La manche hongroise marque en effet le début des épreuves comptant pour les quotas olympiques de Los Angeles 2028.
Manon Hostens : trois distances au programme
Pour Manon Hostens, l’objectif à long terme est également Los Angeles 2028. En Hongrie, elle sera alignée sur trois distances, dont deux qu’elle pratique rarement. Lors du stage, la Périgourdine a connu des « sensations mitigées ». « J’avais tellement d’enthousiasme que j’ai pris des départs comme quand j’avais 20 ans et techniquement, ce n’était pas parfait », explique la trentenaire. La bonne nouvelle est que l’envie est toujours présente.
Les résultats irréguliers lors des sélections ont poussé le staff tricolore à tenter de nouvelles associations et à lancer des kayakistes plus jeunes pour se mesurer au plus haut niveau. Ainsi, Manon Hostens ne sera pas sur le kayak biplace 500 m avec Vanina Paoletti, l’embarcation sur laquelle elles ont préparé la précédente olympiade. Cette fois, les deux jeunes femmes seront avec Pauline Freslon et Salya Lefoulon dans le K4 sur 500 mètres, dès ce vendredi 8 mai (séries à 11 h 06), « le bateau prioritaire pour aller chercher les quotas ».
Pour le reste, le calendrier prévoit que Manon Hostens enchaînera samedi 9 mai (16 h 30) avec le monoplace 200 mètres et dimanche 10 (15 h 15) sur le monoplace 5 000 mètres. « Ce sont des efforts complètement différents, mais c’est bien de sortir de sa zone de confort », souligne-t-elle. En fonction des résultats et des sensations, des changements pourront intervenir lors de la deuxième manche, du 15 au 17 mai à Brandenburg, en Allemagne.



