Hugo Robineau, élu joueur du mois, vise le retour au top face à Chalon
Fraîchement élu joueur du mois de mars de la Betclic Élite avec une impressionnante majorité de 70 % des suffrages, Hugo Robineau, l'arrière du Boulazac Basket Dordogne, admet avec franchise être passé par une petite phase de ralentissement lors des deux dernières rencontres. Le joueur de 26 ans, en pleine troisième saison sous le maillot boulazacois, espère vivement retrouver son meilleur niveau ce samedi 11 avril, à l'occasion du déplacement périlleux face à Chalon-sur-Saône, une équipe solidement installée dans les places qualificatives.
Une récompense collective et personnelle
Cette distinction honorifique, loin d'être perçue comme une « grosse victoire » individuelle, est plutôt vue par Robineau comme une « récompense bonus » venant couronner un beau mois collectif. « C'est aussi je pense une récompense collective, on a été costaud, on a cherché des victoires, on a fait un beau run. Ça montre qu'on va dans la bonne direction », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant qu'elle récompense également son travail personnel acharné.
Des performances marquantes, comme ses 33 points marqués au Mans ou ses 21 unités contre l'Asvel, ont jalonné ce mois de mars. Pour cette saison, Robineau a placé la régularité et la consistance au cœur de ses objectifs. « Ce n'est pas non plus de se montrer un jour ou deux à 110 %. C'est se montrer tous les jours à 90 %, 95 % et même 100 % », a-t-il précisé, soulignant sa philosophie de jeu.
Deux matches en retrait et des circonstances atténuantes
Seulement, le numéro 8 du BBD concède être un peu « en dedans » depuis deux sorties. Contre Strasbourg, limité par les fautes à seulement neuf minutes de jeu (deux points), puis à Saint-Quentin avec 11 points à son compteur, il est resté en deçà de sa moyenne habituelle de 15,4 points par match, qui fait de lui le meilleur marqueur de son équipe et le 11e de toute la division.
« C'est ce que j'ai envie de retrouver là, après mes deux derniers matches un peu moins bien », a-t-il affirmé, exprimant sa volonté de retrouver cette constance. Robineau avance cependant des circonstances atténuantes. La saison du Boulazac Basket Dordogne a été marquée par de nombreuses blessures – dont deux l'ont personnellement touché – et des changements d'effectif fréquents. « Le plus dur pour moi dans cette saison, ça a été de s'ajuster, de s'adapter. Parce qu'on a connu un bon nombre de joueurs, de compositions, de blessures au dernier moment, de suspensions », a-t-il expliqué.
Une adaptation forcée et une nouvelle polyvalence
Cette adaptation a pris une forme concrète avec un décalage de poste. Robineau a dû évoluer plus souvent au poste de numéro 3 (ailier), une polyvalence parfois imposée par les circonstances, notamment pour laisser de la place à des coéquipiers comme Will Cherry et Angelo Warner. Il voit cette situation comme « une opportunité » qu'il a prise « de la bonne manière ».
Ce changement a nécessité un travail spécifique. « Cette année est celle où, je pense, je joue le plus sans ballon », a-t-il révélé. « Ce sont d'autres timings. Il y a aussi des fois plus de responsabilités sur le shoot extérieur. » Un ajustement qui demande une implication totale.
Les attentes du coach et la fierté défensive
Face à Chalon, Boulazac aura besoin de toute l'étendue du talent de son « leader technique », comme le qualifie son entraîneur Alexandre Ménard. Pour que Robineau brille à nouveau, le coach a une idée précise : « Défendre, défendre sur peut-être moins de temps de jeu, mais défendre fort. »
Une injonction que le principal intéressé accueille positivement. « J'ai des points d'amélioration comme tout le monde, ça passe par mon implication défensive. Et la défense c'est aussi une question de fierté. Et je pense en avoir », a répliqué Robineau, montrant sa détermination à répondre présent sur les deux côtés du terrain pour aider son équipe dans ce match crucial.



