Emma Dechanoz, la jeune meneuse de Basket Landes, vit un rêve unique à Saragosse
Emma Dechanoz, la jeune meneuse de Basket Landes, vit un rêve unique

Emma Dechanoz, la jeune meneuse des Espoirs de Basket Landes, prête pour l'euphorie de Saragosse

La jeune meneuse des Espoirs landaises, régulièrement sollicitée pour compléter le groupe professionnel, mesure sa chance de vivre un événement unique, ce mercredi à Saragosse. « Emma, c’est la plus chanceuse de France ! » Les mots sont de Julie Barennes, mais qu’on ne s’y trompe pas : la coach de Basket Landes a pris la décision d’amener Emma Dechanoz à Saragosse pour suppléer la capitaine Camille Droguet, en convalescence après une fracture d’un doigt, en son âme et conscience, en pleine connaissance de cause.

Une opportunité méritée pour la jeune joueuse

Il faut dire que la jeune meneuse, cadre des Espoirs, a toujours donné satisfaction lorsqu’on a fait appel à elle, pour quelques secondes ou quelques minutes. En l’occurrence 14 minutes en Euroligue depuis le début de la saison, pour 5 points marqués et des prises d’initiative même si la principale intéressée l’avoue : elle n’ose pas toujours. Oser, c’est justement ce qu’attend d’elle le staff landais : « Qu’elle tente, qu’elle fasse ce qu’elle sait faire ». Emma opine : « J’essaie toujours de jouer mon jeu : beaucoup driver, dans la percussion, dans le décalage. »

La jeune femme irradie en ce mardi matin. Il y a de quoi : à tout juste 19 ans, depuis mars, elle sait qu’elle s’apprête à vivre un événement intense, unique. « C’est tellement exceptionnel ! Des joueuses ne le connaîtront jamais, et moi, je suis là, à 19 ans… Je ne veux pas ressentir de pression : je vais essayer de profiter à fond. » Au-delà de cette participation inespérée en début de saison, Emma apprécie grandement son intégration dans un effectif parmi lequel elle progresse, sortie après sortie. « J’apprends beaucoup à côté de meneuses comme Leïla Lacan ou Marie Pardon. Elles ne me ménagent pas et tant mieux : ça me fait progresser. »

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La confiance du staff et le soutien familial

Sa sélection dans le groupe, Emma l’a apprise il y a deux semaines, de la bouche de Julie Barennes et Céline Dumerc, la directrice sportive du club. « Honnêtement, je l’espérais vu mon profil de joueuse. J’étais tellement contente ! J’ai appelé ma mère direct. » À l’autre bout du fil, à Avignon, l’émotion de ses parents est tout aussi vive. « On est très fiers d’elle. C’est magique, incroyable ce qu’elle va vivre ! Nous aussi, on l’espérait car le banc peut toujours être rallongé et elle a déjà fait des apparitions en Euroligue », glissent Émilie et Laurent.

Ils prolongent, reconnaissants : « Après la qualification acquise à Valence, on lui a dit : “Prépare tes affaires, tu viens avec nous à Fenerbahçe”. Cela veut dire qu’on lui fait confiance, qu’elle mérite d’être là. » Le couple s’est organisé pour pouvoir être présent mercredi soir, voire plus en cas de victoire. « On est autant excités qu’elle ! On va prendre la route très tôt mercredi avant de rejoindre les supporters landais. » Huit heures de voiture les attendent, mais qu’importe.

Impensable de ne pas être présent, surtout pour Laurent, qui a lui aussi fait partie d’un centre de formation, en football, et imagine le stress qu’un Final Six doit représenter, même si leur fille affiche un visage serein, quelles que soient les circonstances. « Moi, je n’en ressens pas et je ne veux pas : elle en aura suffisamment, contrairement à ce qu’elle peut montrer. Je ressentirai plutôt de l’admiration », coupe sa maman. Qui ajoute : « Qu’elle se fasse plaisir, et il arrivera ce qu’il arrivera. Elle a conscience du travail qu’il lui reste à faire. » Mais cette expérience-là n’a pas de prix. Emma Dechanoz est prête à plonger dans le grand bain.

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