Boulazac affiche une maturité impressionnante pour sa course au play-in
La maturité impressionnante dont a fait preuve le Boulazac Basket Dordogne, samedi 11 avril face à Chalon-sur-Saône, doit lui servir pour boucler au mieux les quatre derniers matches de la saison. Le BBD est désormais en position de chasseur pour les play-in, une situation que le capitaine Thomas Ville qualifie de « bonne pour nous ». Il explique : « C’est une bonne position parce que personne ne nous attendait vraiment là. » Déjà assuré de son maintien, le club périgourdin affiche et assume de nouvelles ambitions depuis plusieurs semaines.
Des performances solides face à des adversaires de haut niveau
Après avoir dominé Strasbourg sans discontinuer le 29 mars (95-76), Boulazac a reproduit un scénario similaire pour disposer de Chalon-sur-Saône (94-90). Cette victoire rappelle celle obtenue face à Lyon-Villeurbanne le 14 mars (72-67). Le BBD a tenu bon jusqu'au bout contre des équipes plus cotées : si l'Asvel dispute l'Euroligue, les Chalonnais évoluaient en Champions League. Cette constance satisfait l'entraîneur Alexandre Ménard, qui observe semaine après semaine des joueurs capables de se transcender.
Ménard constate : « Ils arrivent toujours à retourner un match, même quand la situation semble compromise. » Comme le répète souvent le coach, « il y a toujours une façon de gagner un match », et la maturité collective y contribue largement. Dans leur quête du play-in, les Boulazacois ont su profiter des erreurs de leurs adversaires, comme l'a regretté Lionel Gaudoux, capitaine de Chalon : « Boulazac a peut-être été plus agressif. Et au lieu de réagir sur le terrain, on a peut-être pris trop de temps à parler aux arbitres. »
Un ajustement tactique efficace en seconde mi-temps
Ballottés à la mi-temps (39-41) après avoir mené de 10 points (21-11, 7e), les Boulazacois ont connu des difficultés durant les vingt premières minutes, avec des glissades, des passes mal ajustées et des mésententes. Cependant, la pause a été bénéfique. Ménard raconte : « Il y avait beaucoup de frustration dans le vestiaire. Il fallait se recentrer sur les aspects positifs et sur des choses basiques et simples. »
Thomas Ville complète : « On est quand même sûrs de nos forces. » D'où le 9-0 dès la reprise et des ajustements bienvenus. Face à la pression défensive de Chalon, Ménard a opté pour une stratégie : « On a joué plus longtemps avec trois arrières pour toujours pouvoir monter la balle. » Résultat : le BBD, qui avait perdu neuf ballons en première période, n'en a laissé échapper que trois en seconde.
Quand Nate Darling a pris feu à trois points, Ville souligne : « On sait où on n’est pas bon. On arrive à se réajuster, à éviter de lui laisser des tirs ouverts. » Pour Ménard, cette capacité à renverser un match et à garder son sang-froid caractérise le BBD en cette fin de saison. Il attribue cette solidité à la cohésion du groupe : « Cinq joueurs étaient là la saison dernière. Il y a un socle qui fait qu’on traverse les tempêtes sans gros dégâts. », comme lors de l'absence de KJ Williams, blessé à un mollet.
Un défi à relever : reproduire cette performance à l'extérieur
Malgré ces progrès, un bémol persiste : cette maturité s'exprime principalement au Palio, le stade domicile de Boulazac. Pour décrocher le play-in, il faudra réussir à s'exporter et à reproduire ces performances à l'extérieur. Les quatre derniers matches seront donc cruciaux pour tester la capacité du groupe à maintenir cette froideur et cette agressivité en dehors de ses bases.
Le Boulazac Basket Dordogne a donc bâti une dynamique positive, mais le véritable test consistera à transformer cette maturité affichée à domicile en résultats solides en déplacement. La fin de saison promet d'être intense et déterminante pour les ambitions du club.



