Le running français poursuit son ascension spectaculaire
Les indicateurs du running en France affichent une santé éclatante depuis une décennie, avec des chiffres qui ne cessent de progresser. Le nombre de licenciés à la Fédération Française d'Athlétisme (FFA) et l'adoption du Pass Prévention Santé (PPS) payant illustrent cette dynamique positive. Adrien Tarenne, responsable du développement des pratiques à la FFA, dresse un bilan optimiste de ce mouvement.
Des records qui s'enchaînent
Après une année 2025 historique selon le baromètre Finishers, l'année 2026 confirme la tendance. Les inscriptions aux courses maintiennent un rythme soutenu et la pratique en club bat des records. La FFA vient d'atteindre 340 000 licenciés, un chiffre largement porté par les coureurs à pied. Parallèlement, la nouvelle version du PPS, désormais payante à 5 euros, a dépassé le million d'utilisateurs, démontrant son acceptation malgré son passage à la monétisation.
Le cross-country retrouve des couleurs
Contrairement aux idées reçues, le cross-country n'est pas en déclin. Les statistiques restent stables avec même un léger regain d'intérêt. Cette discipline, traditionnellement associée aux compétiteurs aguerris et à la pratique en club, bénéficie d'une image de plus en plus positive. Elle est perçue comme un carrefour des spécialités et un outil idéal pour la préparation hivernale, notamment par les trailers qui valorisent son aspect foncier sur les réseaux sociaux.
Un plafond encore loin d'être atteint
La croissance du running semble loin de rencontrer des limites. Les courses sur route représentent une part prépondérante dans les records, même si le trail progresse à un rythme comparable. Les organisateurs adaptent constamment leurs événements pour accueillir davantage de participants. Pour le trail, qui utilise des espaces naturels, des jauges maximales commencent à être atteintes, nécessitant une gestion attentive de l'impact environnemental. De nombreuses petites organisations disposent encore d'un potentiel de développement important, avec une moyenne de 310 finishers par course laissant de la marge pour les événements plus modestes.
Le succès inattendu du PPS payant
Le PPS payant, initialement critiqué lors de son lancement, rencontre un succès qui ne surprend pas vraiment la FFA. Son tarif accessible et sa validité prolongée ont été bien conçus. Les coureurs ont clairement exprimé que leur principale préoccupation réside dans la hausse du prix des dossards plutôt que dans le coût du PPS. Ce dernier s'accompagne d'investissements au service des pratiquants, comme l'application MyDataRun qui permet d'accéder à ses données individuelles sur les courses labellisées FFA des vingt dernières années et de se fixer des objectifs personnalisés.
La question sensible du prix des dossards
Face aux interrogations sur d'éventuelles dérives tarifaires, la FFA souligne qu'il s'agit d'un marché où l'offre s'adapte à la demande, avec des contraintes organisationnelles croissantes. La fédération veille à une meilleure accessibilité des courses et encourage les structures et clubs à proposer des alternatives pour ceux qui souffrent le plus des hausses de prix, en offrant des pratiques différentes des grands événements.
Un développement intégré à l'écosystème fédéral
Le running ne se développe pas en dehors de la FFA. Un tiers des licenciés pratiquent la course à pied et un autre tiers ont moins de 16 ans. Toutes les courses, labellisées ou non, sont soumises aux règlements techniques et de sécurité de la fédération. Le running a amené 10 000 nouveaux membres dans les clubs cette année, renforçant la mission de la FFA d'offrir un cadre d'entraînement performant, avec un accent particulier sur la formation et la professionnalisation des coachs.
Vers une évaluation de l'impact sur la santé
Au-delà des aspects quantitatifs, la FFA lancera à partir de 2026 une grande enquête sur l'évolution de la pratique, utilisant l'outil coaching santé du nouveau PPS. Cette étude permettra de mesurer l'impact sur la santé des pratiquants, notamment des nouveaux coureurs, complétant ainsi la vision globale du développement du running en France.



