Le portail s’ouvre sur un terrain de basket, dont la couleur sied à merveille avec le ciel magnifiquement bleu. Un peu plus loin, la vue sur la forêt offre un cadre paisible. « J’aime y faire des footings avec mon chien », raconte Kevin Mayer. Presque deux ans qu’on ne l’a pas vu. On le retrouve souriant, « heureux ». De longs mois ont passé depuis ce 110 m haies inachevé au meeting Charléty et ses larmes, mélange de colère et de détresse, préfigurant son forfait aux Jeux olympiques de Paris.
On retrouve le décathlonien, qui était promis au podium, dans cette maison, dont il a dessiné les plans. Des livres remplissent les étagères, au-dessus d’un immense canapé. Sur un mur, des photos de son récent mariage avec Delphine. Pour seul signe de sa vie de sportif, le maillot qu’il portait lors de son record du monde en 2018. C’était presque hier.
À 34 ans, Kevin Mayer, ici à l'entraînement cette année, a gardé ce souci du détail, cette envie de tout décortiquer pour mieux comprendre ce corps qui l’a tant de fois lâché. « Tant que je n’ai pas dit que c’était fini, ce n’est pas fini », confie-t-il. Il continue de se préparer très sérieusement, sans encore se projeter sur un décathlon. L’avenir reste ouvert pour celui qui a marqué l’histoire de l’athlétisme.



